Samedi dernier à domicile, les  coureurs du CIC Pro Cycling Academy sont passés à travers de la Classic Loire-Atlantique qui partait et arrivait à Nantes (Mathias Sanlaville, premier classé, 14e). Dimanche, dans la Roue Tourangelle, Léandre Lozouet, alors meilleur jeune de FDJ United Series, est tombé. Mais depuis la reprise, l’équipe Continentale rend une belle copie. « Anthony Ravard, notre manager, nous a fait remarquer que c’était le meilleur début de saison depuis la création de l’équipe pro », ajoute Cédric Barre. Le directeur sportif revient sur le week-end difficile de l’équipe et sur les courses à venir, à commencer par Paris-Camembert ce mardi, pour DirectVelo.

DirectVelo : Quel bilan tires-tu des courses de ce week-end, entre la Classic Loire-Atlantique à domicile et la Roue Tourangelle où Léandre Lozouet est tombé ?
Cédric Barre : C’est un week-end à oublier, c’est sûr,  en termes de résultats. Après, la prestation de samedi, on a durci la course à un endroit stratégique. Finalement, on a pris un petit retour de manivelle. C’est évidemment une déception puisqu’on évoluait à domicile. Hier (dimanche), sur la Roue Tourangelle, la chute de Léandre nous met en difficulté. C’était notre meilleure carte sur ce profil-là. On savait très bien qu’il fallait être placé au pied de la bosse des Carnaux, chose qu’on n’a pas bien réussi à faire. La sanction a été immédiate.  

Comment est le moral de l’équipe après ce week-end, justement ?
Le moral est bon. On a fait un très bon début de saison. Il nous manque cette victoire, c’est certain. Mais on va dire que le week-end dernier a été un petit accident de parcours. On est revanchard pour demain pour Paris-Camembert, pour vendredi, avec la Route Adélie. On veut bien faire sur ces Coupes de France. On a aussi une course qui nous est chère, qui arrive bientôt, le Région Pays de la Loire Tour. On espère performer avec nos grimpeurs dans le Tour du Jura et la Classique Besançon. Ça, c’est vraiment un objectif qu’on a ciblé. On est motivé. Il faut juste mettre de côté ce week-end. Ça arrive, parfois et là, c’était le cas. Mais on n’oublie pas ce qu’on a fait depuis le début de saison, qui était quand même positif.

« AXEL EST PRÊT, IL FAUT LES PLANÈTES S’ALIGNENT »

Alors, quelles sont les ambitions pour Paris-Camembert ? 
C’est de jouer la gagne, évidemment. Même s’il y a les WorldTours, on n’a pas peur de ces équipes-là. On est armés, on a été capables d’obtenir des très bons résultats avec une start-list à 12-13 WorldTour. Donc demain, il y a des WorldTour au départ, mais on n’a pas peur d’eux et on va essayer de s’y frotter.

Axel Mariault a réalisé un bon mois de février (11e du CIC Tour de La Provence, et de la Faun-Ardèche Classic), comment juges-tu son début de saison ?
Axel a un réussi très bon début de saison. Il manque un petit peu de réussite parfois, mais il nous a tenu la baraque sur les belles courses, justement, avec les grosses start-lists. Il a pu, après le Drome-Ardèche, marquer un temps de repos, repartir en montagne pour travailler. Et donc, il est revenu sur la Roue Tourangelle. C’était sa course de reprise. Et on sait qu’il affectionne la course de demain, Paris-Camembert, qu’il est à domicile à la Route Adélie et que le Région Pays-de-la-Loire Tour lui tient à cœur, ce qu’il avait fait Top 10 l’année dernière au général.  Axel est prêt, après, il faut que les planètes s’alignent. C’est un élément fort de notre groupe. Il est bien entouré, il est dans une bonne dynamique. Il a fait podium l’année dernière à la Polynormande, donc il a les capacités pour faire le podium une nouvelle fois, voire même mieux, gagner. 

BORDURES INCERTAINES

Quel sera son rôle dans l’équipe ce mardi ?
Axel aura ce rôle de leader. Il sera entouré par une équipe de jeunes mais des jeunes motivés. Victor Guernalec remplace Maël (Guegan) en tant que capitaine de route, par son expérience et son âge un peu plus avancé. Joris Chaussinand affectionne aussi ce genre de parcours. On a plusieurs cartes mais Axel, par son statut, sera privilégié.

Comment vois-tu la course ? Allez-vous anticiper ?
Anticiper, c’est difficile sur ces routes-là. Mais la course sera peut-être différente de l’année dernière, puisque le vent n’est pas positionné pareil. Et l’effet de bordure de l’année dernière n’est pas certain demain. Donc on risque peut-être d’avoir plus une explication entre puncheurs et puncheurs-grimpeurs. Alors que l’année dernière, il fallait d’abord passer cet épisode des bordures, ce qui n’avait pas été le cas justement pour Axel. Donc on espère vraiment que la course va se décanter dans la partie finale.