Valentin Ferron est à la relance. Diminué depuis de très longs mois en raison d’une endofibrose de l’artère iliaque, le puncheur de la formation Cofidis va mieux et compte bien le confirmer ces prochaines semaines. Et pourquoi pas dès ce mardi, à l’occasion d’un Paris-Camembert qui lui rappelle forcément de très bons souvenirs puisqu’il avait remporté la course normande il y a trois ans. Présent sur l’épreuve, DirectVelo a fait le point avec l’athlète de 28 ans au départ. Entretien.
DirectVelo : Tu viens de passer une année compliquée en raison d’un problème d’artère iliaque. Où en es-tu ?
Valentin Ferron : Physiquement, ça va, les sensations sont bonnes, les jambes aussi. Je prends le départ de Paris-Camembert avec beaucoup de motivation et d’envie. J’ai repris la saison un petit peu tard (le 15 février à la Clasica de Almeria, puis il n’a plus couru jusqu’à Milan-Turin le 18 mars, NDLR). J’ai eu cette opération au mois d’octobre, ça a forcément décalé la préparation mais je me suis entraîné sérieusement. J’ai fait tout mon possible pour retrouver mon meilleur niveau. On va voir comment ça se passe ces prochaines semaines.
« J’ÉTAIS BIEN ENTOURÉ »
Tu as fait une belle échappée à Milan-Turin, on imagine que ça t’as fait du bien !
Oui, bien sûr, j’avais envie d’aller de l’avant, c’est toujours important, ça permet de rentrer dans un cercle positif et c’est ce que je recherchais.
Comment as-tu vécu tout cette période où tu étais diminué physiquement ?
C’est sûr que ça n’a pas été très simple, mais l’équipe m’a soutenu et aidé. On m’a laissé le temps de revenir, de m’entraîner convenablement, ils ont été compréhensifs. Ma famille m’a soutenu également en parallèle, j’étais bien entouré. Mes saisons 2024 et 2025 ont été compliquées, c’était peut-être déjà à cause de ça. C’est toujours difficile à dire, je ne sais pas à partir de quand j’ai été réellement gêné mais ce qui est certain, c’est que je ne sors pas de deux saisons abouties.
« ON N’A PAS CIBLÉ UN COUREUR EN PARTICULIER »
Qu’attends-tu de Paris-Camembert, une épreuve que tu avais remporté il y a trois ans !
C’est une course que j’affectionne, qui me correspond bien. On a plusieurs belles cartes à jouer dans l’équipe, l’objectif est de gagner la course. On n’a pas ciblé un coureur en particulier. On a des gars comme Clément (Izquierdo), Benjamin (Thomas), ou Bryan (Coquard) en cas d’arrivée au sprint. On peut jouer sur différents tableaux mais il ne faudra pas se faire piéger, dans un premier temps.
Et après Paris-Camembert ?
J’enchaînerai avec la Route Adélie vendredi puis le Région Pays de la Loire Tour. Ce ne sont que des courses que j’aime bien alors si je peux courir devant et jouer la gagne, je ne vais pas m’en priver.