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Une Britannique de 33 ans a touché plus de 28 000 euros d’indemnités en simulant une anxiété paralysante l’obligeant à s’enfermer chez elle. Les enquêteurs l’ont pourtant retrouvée en train de faire de la tyrolienne au Mexique…
Entre 2021 et 2024, une Britannique de 33 ans a perçu indûment plus de 23 600 £ (environ 28 300 €) d’aides sociales. Son argumentaire auprès de l’administration ? Une agonie sociale causée par une anxiété si sévère qu’elle se disait incapable de franchir le seuil de sa porte, rapporte The Independent.
Pour obtenir le niveau maximal du Personal Independence Payment (prestation d’autonomie personnelle) ainsi qu’un véhicule via le programme « Motability », Catherine Wieland affirmait ne pouvoir ni cuisiner, ni se laver, ni même gérer ses tâches quotidiennes sans une aide constante. Dans ses formulaires, elle décrivait une vie de recluse, enfermée dans le silence de son domicile par la peur des autres.
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Des preuves en haute altitude
La réalité, déterrée par les enquêteurs du ministère du Travail et des Pensions (DWP), était pourtant tout autre. Catherine Wieland parcourait le globe, visiblement pas fâchée avec le bonheur. Au Mexique, des clichés la montrent ainsi en train de faire de la tyrolienne à travers la jungle ou surfer sur les vagues de Cancun. À Londres, des reçus prouvent qu’elle se rendait régulièrement chez un dentiste de luxe à Harley Street.
Plus de soixante-dix rendez-vous dans des salons de beauté, des manucures ou des séances de bronzage ont été dénombrés. Des virées dans une soixantaine de pubs et restaurants sont également remontées à la surface…
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« Je ne savais pas qu’il était interdit de sortir de chez soi »
Confrontée aux preuves, notamment ses relevés bancaires riches en devises étrangères, Catherine Wieland aurait simplement répondu aux inspecteurs : « Je ne savais pas qu’il était interdit de sortir de chez soi », relatent nos confrères outre-Manche.
Le 26 mars 2026, le tribunal de Lewes, dans le sud du pays, l’a condamnée à 28 semaines de prison avec un sursis de dix-huit mois. Elle a également l’obligation de rembourser l’intégralité des 23 662 £ détournées.
Le juge a dénoncé une fraude « répétée et cynique », soulignant que chaque livre volée l’était au détriment de ceux qui souffrent réellement de handicaps invisibles.