« C’est le rêve de tous les golfeurs de jouer à Augusta, poursuit Camille Min-Gaultier. Je ne sais même pas si j’ai des mots pour exprimer ce que j’ai ressenti. » Il y en aurait bien un, tout de même : « reconnaissance ». Pour son coach Franck Lorenzo Vera, tout d’abord, qui l’a accompagnée lors de ses années à Terre Blanche et continue de l’entraîner. Pour sa fac également, la Texas Christian University (TCU), où elle a posé ses valises en août 2024. Et la liste s’allonge naturellement à sa famille et à ses proches, lesquels vont pouvoir bénéficier, pendant le tournoi, de l’une des onze invitations accordées à chaque joueuse.
Sa joie de pouvoir jouer à Augusta doit évidemment beaucoup au fait, pour elle, d’avoir suivi le Masters sur les écrans depuis ses plus jeunes années. « Avant d’être au Centre de performance, j’étais inscrite au Cned, se souvient-elle. Et cette semaine-là, je ne travaillais presque pas, je regardais le Masters à la place. » D’autres révisent bien leur bac devant Roland-Garros, après tout. « Ensuite, à Terre Blanche, le soir, on regardait le Masters tous ensemble », se remémore la Varoise.
Cette fois, elle n’aura donc pas besoin d’écran pour contempler ce qui est l’un des plus célèbres parcours de golf du monde. Et cela commencera dès ce 31 mars au soir, lorsqu’un dîner d’ouverture du tournoi regroupera toutes les joueuses sur la terrasse du club-house, avec vue sur les greens du 9 et du 18. « La semaine dernière, j’ai parlé de ce tournoi avec Paula Martin, qui l’avait disputé en 2025, narre Camille Min-Gaultier. Elle n’avait pas bien joué, et pourtant, elle m’a dit que c’était dans son top 3 des tournois de l’année. » Des mots qui pèsent, lorsque l’on sait que l’Espagnole, l’an passé, a gagné The Women’s Amateur, le championnat d’Europe individuel Dames, le championnat d’Europe par équipes Dames, et a participé à The Amundi Evian Championship et à l’AIG Women’s Open. Excusez du peu.