Pierre Gautherat l’avait annoncé au micro de DirectVelo ce mardi matin : Paris-Camembert constituait la première d’une série de courses qui devait le voir jouer sa carte, après avoir bossé pour le collectif et notamment pour un certain Paul Seixas ces dernières semaines. Le puncheur a mis dans le mille directement en remportant la course d’un jour normande, après avoir pris le bon coup de six coureurs à l’entame de la dernière heure de course.
“Avant la course, j’avais dit à ma copine que j’espérais revenir à la maison avec mon poids en Camembert. C’est chose faite !”, rigolait-il juste après la course, derrière le podium protocolaire. “C’était vraiment une belle course. Quand je vois la liste des coureurs qui ont gagné ici avant moi, notamment d’ex-coéquipiers comme (Benoit) Cosnefroy ou (Dorian) Godon, ce sont des solides. Je fais partie de cette liste maintenant et ça me fait vraiment plaisir”.
« INITIALEMENT, JE COMPTAIS VRAIMENT ATTENDRE LE SPRINT »
Tout s’est donc joué dans les 40 derniers kilomètres d’une épreuve qui en comptait pas loin de 200. “J’ai voulu anticiper l’arrivée dans les bosses, on est sortis à deux avec Benjamin Thomas. Le peloton est revenu puis je suis ressorti dans un bon groupe. Je me suis bien accroché dans les difficultés, en sachant qu’ensuite, les dix derniers kilomètres étaient plutôt plats et vent de face”, détaille celui qui était alors accompagné de cinq compatriotes.
“Normalement, ça devait donc se jouer au sprint entre nous. C’est devenu vraiment tactique dans les deux derniers kilomètres. Initialement, je comptais vraiment attendre le sprint, j’étais sûr de ma pointe de vitesse. Mais quand j’ai vu que ça commençait à attaquer aux deux-trois bornes, je me suis dit que je pouvais peut-être y aller aux 800 mètres, en partant de l’arrière et en les surprenant”. Ce qu’il s’est finalement décidé à faire comme il l’avait imaginé quelques instants plus tôt, devançant ainsi de quelques longueurs Alexandre Delettre. “Finalement, ça a tenu et j’en suis super fier”.