COMPTE RENDU D’AUDIENCE – De retour dans le box des accusés après plusieurs jours de boycott du procès du meurtre de Farid Tir à la cour d’assises des Bouches-du-Rhône, Amine Oualane a raconté à la barre sa vie de délinquant précoce incarcéré très jeune et a tenu à démentir les charges qui pèsent contre lui.

Amine Oualane est le seul accusé dans le box, entouré des gendarmes et policiers cagoulés qui l’escortent par précaution. Depuis vendredi dernier, les mis en cause dans le procès du meurtre de Farid Tir et Mohamed Bendjaghlouli ont décidé en effet de boycotter l’audience. Mais ce mardi matin, celui qui est présenté comme un cadre présumé de la DZ Mafia a choisi de rompre ce pacte. Il sait que la journée est cruciale pour lui. Ce mardi, la cour auditionne en visio «Tatoo». Ce narcotrafiquant marseillais qui ne montrera jamais son visage est celui qui, par son témoignage, a accusé une grande partie des mis en cause dans ce dossier hautement sensible.

Le regard fatigué, Amine Oualane n’apprécie que peu ces déclarations de celui que les policiers ont présenté comme un «informateur». «C’est un fou furieux qui ne raconte que des conneries, balaie-t-il. Lui, il se dédouane en faisant tout ça, et moi, je suis là pour des broutilles.» Au cours d’un face-à-face tendu avec «Tatoo», l’avocate d’Amine…

Cet article est réservé aux abonnés. Il vous reste 81% à découvrir.

Le Figaro

Vous avez envie de lire la suite ?

Débloquez tous les articles immédiatement.

Déjà abonné ?
Connectez-vous