Avec notre correspondante à Kiev, Emmanuelle Chaze

Mardi 31 mars, devant les plaques commémorant les noms des 501 personnes exécutées par l’occupant russe, Andriy Sibyha, le ministre des Affaires étrangères ukrainien, accompagné d’une large délégation de diplomates européens, rappelait solennellement l’horreur découverte il y a tout juste quatre ans, à la libération de la ville.

« Boutcha est le symbole des crimes russes commis sur le territoire ukrainien, dit Andriy Sibyha. Il y a exactement quatre ans, la libération des territoires occupés commençait par Boutcha. En plus d’être le symbole de la cruauté des russes, Boutcha est aussi celui de l’indépendance, de la résilience et de l’héroïsme ukrainien. »

« Maintenir la question de la responsabilité au premier plan »

De son côté, Kaja Kallas, a mis en avant l’importance de la justice face aux crimes de guerres commis en Ukraine : « Ce ne sont pas des crimes isolés, c’est le mode opératoire de la Russie partout où elle occupe un territoire. L’objectif principal de notre visite d’aujourd’hui avec les ministres des Affaires étrangères de l’Union européenne est également de maintenir la question de la responsabilité au premier plan. Car sans responsabilité, si ces crimes restent impunis, il n’y a aucune possibilité d’instaurer une paix juste et durable. »

Après Boutcha, direction Kiev pour les délégations qui ont rencontré Volodymyr Zelensky. À nouveau la justice a été au centre des discussions, tout comme la coopération à l’échelle européenne.

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