La carte grise coute désormais plus cher dans les Hauts-de-France. A compter de ce 1er avril, le cheval fiscal passe de 42 à 43 euros. Mesure assumée par le Conseil Régional, qui veut ainsi compenser la baisse des dotations de l’Etat.

C’est la promesse de plusieurs millions d’euros de recettes supplémentaires pour la Région Hauts-de-France. A compter de ce 1er avril, la carte grise coutera plus cher, dans les cinq départements de la région : le cheval fiscal passe de 42 à 43 euros. Les Hauts-de-France restent la région où la carte grise reste la moins chère, à égalité avec l’Auvergne-Rhône-Alpes, et largement en dessous de la région parisienne par exemple. Après une première hausse en 2025, de près de 6 euros, le Conseil régional espère ainsi compenser une partie de la baisse des dotations de l’Etat. « Nous avons perdu 110 millions d’euros en 2025. Nous allons encore en perdre 60 en 2026. Et donc nous essayons de faire contribuer a minima les acquéreurs de véhicules nouveaux, sachant que l’impact 2026 , passer de 42 à 43 euros pour une voiture moyenne de sept chevaux fiscaux, cela ne fait que 7 euros, ce qui, je crois, est très marginal », justifie Jean-Pierre Bataille, vice président des Hauts-de-France en charge des finances.

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Autre mesure, la fin de l’exonération complète de la fiscalité carte grise pour véhicules électriques. « En 2025, il a été permis aux Régions de lever cette exonération de fiscalité. Nous, nous avons levé l’exonération de 50 % en 2026, alors que toutes les autres régions ont abandonné complètement l’exonération. Cela veut dire que quand vous achetez un véhicule électrique dans les Hauts-de-France, vous ne payez qu’une demi fiscalité carte grise, alors que dans toutes les autres régions de France, vous payez la totalité d’une carte grise », poursuit Jean-Pierre Bataille. Le président Xavier Bertrand a voulu que la région qui accueille les giga-factories et qui veut la promotion des véhicules électriques ne pénalise pas d’un coup les acquéreurs de véhicules électriques ». Ces deux mesures doivent permettre de faire entre au total 8,5 millions d’euros dans les caisses de la Région.