Basile Boli compte parmi les
nombreux jours qui sont passés par l’Olympique de Marseille et l’AS
Monaco, qui s’affrontent ce dimanche en clôture de la 26e journée
de Ligue 1.
En seulement quatre saisons à l’Olympique de
Marseille, Basile Boli est devenu l’un des joueurs emblématiques du
club phocéen. Ses larmes à Bari, son coup de tête à Munich deux ans
plus tard ou celui à l’entrée des seize mètres face au PSG, le
match d’après, sont dans toutes les mémoires. L’affaire VA-OM aura
précipité son départ.
L’ancien Auxerrois choisit l’exil.
Mais après seulement un an à Glasgow, le natif de Paris décide de
rentrer en France. Et plutôt qu’un retour à Marseille, bloqué en
D2, Basile Boli opte pour Monaco où il retrouve plusieurs de ses
anciens coéquipiers marseillais parmi lesquels Éric Di Meco ou
Fabien Barthez. « Je suis heureux
d’arriver dans un grand club européen. C’est un beau challenge
personnel. Qui plus est, je suis content de retrouver mes anciens
coéquipiers de Marseille », confie-t-il à son
arrivée.
Et le défenseur tricolore se veut
ambitieux. « Pour l’équipe de France, je n’ai pas dit mon
dernier mot et je suis venu à l’ASM pour gagner le
championnat », affirme celui qui affiche 28 ans à l’état
civil. Las, le héros de Munich peine à joindre le geste à la
parole. À la peine physiquement, Basile Boli n’est que l’ombre de
lui-même. Mais le pire est encore à venir.
Cinq mois et puis s’en va
En septembre, Monaco affronte Leeds
à Louis II en 32es de finale de la Coupe de l’UEFA. Alors que les
Anglais mènent déjà 2-0, Anthony Yeboah corse la note avec un
troisième but. Mais l’essentiel est ailleurs: sur l’action, Basile
Boli et le gardien Marc Delaroche se sont violemment heurtés tempe
contre tempe. Les deux hommes sont inconscients et sont évacués. Le
défenseur semble le plus touché.
Le champion d’Europe mettra
plusieurs semaines pour récupérer mais ne retrouvera jamais son
niveau d’antan. Les blessures et les cartons s’enchaînent et
Basile Boli vit de plus en plus mal la situation. Au point de
quitter la Principauté cinq mois seulement après son arrivée,
direction le Japon. Moyennant 15 millions de francs, il s’engage
avec Urawa et confie très vite son soulagement d’avoir quitté
l’ASM.
« Je m’attendais à autre
chose en débarquant en Principauté. Je n’ai jamais pu donner ma
pleine mesure, souffle-t-il dans les colonnes de France Football.
Je suis arrivé en plein championnat, j’ai été blessé. De plus, j’ai
évolué dans une équipe qui n’obtenait pas de résultats, qui était
rongée par le doute et par les différentes querelles sur lesquelles
je ne vais pas revenir. »
« À Monaco, je me suis
trompé, puis découragé, avait-il avoué. Moi, et chacun le
sait, j’ai besoin d’un contexte chaleureux, avec une forte
communion entre joueurs pour apporter quelque chose. Impossible de
changer la mentalité monégasque. »