Il l’avait annoncé une petite heure avant la course et a répondu présent : Tom Donnenwirth a fait la course, ce mardi, lors de Paris-Camembert. Présent dans la bonne échappée sortie en costaud durant la dernière heure de course, le Béarnais s’est vu réaliser un gros coup mais il n’a pas été en mesure de conclure dans la dernière ligne droite de Livarot-Pays-d’Auge, dans le Calvados. “En ce moment, les jambes sont bonnes. Je me retrouve à l’avant pour jouer la gagne après avoir fait une course parfaite collectivement en ayant bien pu durcir”, se félicitait-il quelques minutes après l’arrivée au micro de DirectVelo. 

Alors qu’Ewen Costiou était la carte maîtresse de la WorldTeam tricolore, Tom Donnenwirth a longtemps imaginé servir de point d’appui à son leader breton. “Le but était de m’économiser au maximum pour le sprint. En imaginant aussi un scénario où Ewen serait rentré de l’arrière, ce qui nous aurait permis de jouer sur le surnombre”. Mais personne n’est plus jamais rentré de l’arrière une fois le bon groupe de six sorti. 

TROP JUSTE DANS LE FINAL

“Il ne manque que la finition. C’est dommage car c’était une belle occasion de scorer. C’est un peu frustrant de finir au pied du podium alors que l’on n’était pas beaucoup dans le groupe. Mais sur les fins de course, je suis encore un peu juste pour exprimer ma pointe de vitesse. Pour le coup, j’aurais vraiment aimé être sur le podium voir décrocher la victoire”, reprend le coureur de la Groupama-FDJ United.

Mais que lui a-t-il donc manqué sur cette fin de course pour monter sur la boîte de Camembert ? “J’ai peut-être un peu trop attendu, répond celui qui n’était en réalité pas très loin de passer Maxime Vezie. Quand (Pierre) Gautherat y est allé en anticipant, j’ai trouvé que c’était la situation parfaite car je pensais qu’on allait rentrer grâce aux deux Cofidis. Mais non… Il y avait vent de face alors j’ai essayé de lancer au dernier moment mais il m’a manqué le petit coup de rein supplémentaire pour passer”.