Comment démêler le vrai du faux ? Comment comprendre l’influence de l’IA sur notre façon de nous informer ? Quelles transformations dans le travail des journalistes ? Des questions qui seront éclairées par le regard de Marc Bidan, Professeur des universités, spécialiste des systèmes d’information, dans le cadre de la prochaine conférence de l’Observatoire des médias.

L’Intelligence artificielle générative (IAG) transforme profondément la production et la diffusion des informations, avec des effets majeurs sur les médias. L’IA, et ses outils conversationnels, peut générer des articles, des résumés, des rapports financiers ou sportifs, mais elle peut aussi désinformer et amplifier des rumeurs. Pouvant générer des photos ou des vidéos truquées, et, étant difficilement traçable, l’IA rend plus difficile la distinction entre vrai et faux. L’IA transforme à la fois l’accès à l’information, la chaîne de valeur de la presse et le travail des journalistes, explique Marc Bidan. Le journaliste n’est plus seulement celui qui écrit, il devient celui qui vérifie, contextualise et garantit la fiabilité de contenus parfois rédigés par une machine. Pour l’universitaire, l’enjeu n’est pas seulement technologique, il est aussi éthique et citoyen.

Lire aussi : POINT DE VUE. Six vérités à transmettre sur l’IA

Marc Bidan est docteur en sciences de gestion, spécialiste du management des systèmes d’information. Ses travaux de recherche portent sur l’influence des technologies numériques au sein des organisations. Marc Bidan a été en poste à l’IUT de Nantes, puis à l’Institut d’administration des entreprises (IAE) de Valenciennes et de La Rochelle. Depuis 2012, il est professeur à l’École polytechnique de l’Université de Nantes, et il intervient régulièrement dans des conférences, en France et à l’étranger.

Vendredi 3 avril, à 14 h 30 : conférence de Marc Bidan. L’IA et les médias. Comment l’Intelligence Artificielle transforme la production et la diffusion de l’information dans les médias. Amphi Kernéis, 1, rue Bias, à Nantes. Ouvert à tout public. 8 € ; gratuit pour les abonnés à l’Observatoire des médias.