Le fondateur de la Jeune Garde, dont des membres ont été mis en examen pour homicide involontaire, s’est exprimé dans le média Blast.

Publié le 01/04/2026 10:30

Mis à jour le 01/04/2026 11:00

Temps de lecture : 2min

Raphaël Arnault, député LFI du Vaucluse, sur les bancs de l'Assemblée nationale, à Paris, le 12 février 2026. (QUENTIN DE GROEVE / AFP)

Raphaël Arnault, député LFI du Vaucluse, sur les bancs de l’Assemblée nationale, à Paris, le 12 février 2026. (QUENTIN DE GROEVE / AFP)

Sa parole était attendue. Raphaël Arnault avait gardé le silence depuis la mort de Quentin Deranque à Lyon en février. Le député LFI du Vaucluse, fondateur de la Jeune Garde, mouvement antifasciste, dont des membres ont été mis en examen pour homicide volontaire, s’exprime pendant plus d’une heure, dans une interview diffusée mercredi 1er avril sur le compte YouTube du média classé à gauche Blast.

Il était la cible des adversaires politiques de Jean-Luc Mélenchon, qui pointaient du doigt le lien entre LFI et la montée de la violence dans le débat politique. Raphaël Arnault dénonce ce qu’il juge comme une forme de récupération politique. « Ils se fichent de la violence politique ; leur but, c’est d’éteindre la gauche », déclare-t-il, pointant une caste politique et médiatique. Le député LFI du Vaucluse juge que les violences commises par l’extrême droite, comme le meurtre du rugbyman Martín Aramburú, n’ont pas été aussi médiatisées dans des premiers extraits postés par Blast sur les réseaux sociaux.

Raphaël Arnault s’explique sur son silence. « Il y avait aussi beaucoup de tristesse, une volonté de prendre de la hauteur sur le moment. Je n’avais pas la sensation que prendre la parole dans ce moment, ça aurait été très opportun pour apaiser les choses », explique-t-il. « J’avais une peur affreuse qu’il y ait une violence qui s’embrase dans le pays à ce moment-là, de part et d’autre, que ça se transmette dans la rue », poursuit-il.

Le député LFI du Vaucluse n’est pas apparu à l’Assemblée nationale depuis le 12 février. Il évoque « une volonté de retourner au travail ». « Je prends la parole aujourd’hui pour une raison évidente, c’est-à-dire poursuivre mon mandat de député. J’ai reçu, au milieu des menaces de mort qui ont expliqué en partie mon silence, des messages qui me sollicitent en tant que député, notamment pour se battre contre des fermetures de classe dans le Vaucluse », plaide-t-il auprès de Blast.