En 1968, après avoir passé une dizaine d’années en Touraine, Max Ernst quitte sa maison d’Huismes pour le sud de la France pour des questions de santé. La propriété sera rachetée en 1972 par un couple de Parisiens. Des artistes ? Absolument pas. Des retraités qui avaient deviné que le charmant village du Chinonais leur réserverait des jours paisibles. Les nouveaux occupants ont transformé les lieux à leurs goûts, et selon leurs besoins.

Au premier étage de l’atelier où Max Ernst réalisait ses dessins, des chambres et une salle de jeu ont été aménagés pour accueillir les petits-enfants du couple.

« L’esprit de l’Europe culturelle »

Petit à petit, l’esprit de l’artiste à la triple nationalité – Allemande, Américaine et Française – s’efface. Il faudra attendre l’arrivée de Dominique Marchès, près de trente ans plus tard, pour réintroduire l’âme de Max Ernst dans l’ancienne ferme baptisée Le Pin Perdu par le peintre et sa femme Dorothea Tanning. « Une connaissance, qui travaillait dans l’immobilier à Tours, m’a appelé pour me dire qu’une maison était à vendre à Huismes, la maison où avait vécu Max Ernst », se remémore ce commissaire d’exposition, originaire du Chinonais….

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