Après 1986, l’Irak valide une deuxième participation au Mondial, coorganisé cet été par les États-Unis, le Mexique et le Canada (11 juin – 19 juillet), et complète le groupe I de l’équipe de France, du Sénégal et de la Norvège.
Les Bleus affronteront l’Irak à Philadelphie le 22 juin, après avoir ouvert leur tournoi contre le Sénégal le 16 juin dans le New Jersey, et avant de conclure la phase de poules face à la Norvège à Boston le 26 juin.
L’Irak sera sur le papier l’adversaire le plus abordable pour la France, N.1 au classement Fifa, championne du monde en 2018 et finaliste en 2022. Les deux formations ne se sont jamais affrontées.
« Est-ce que je peux leur emprunter juste un joueur ? », a plaisanté en conférence de presse le sélectionneur Graham Arnold, qui avait perdu face aux Bleus au premier tour en 2022, avec l’Australie (4-1).
« J’ai eu le privilège de jouer contre eux, ils avaient été incroyables. Mais nous n’auront rien à perdre. Essayons de créer une immense surprise », a ajouté le technicien australien de 62 ans qui a évoqué « l’honneur » d’affronter des joueurs comme Kylian Mbappé ou le Norvégien Erling Haaland.
« On a travaillé très dur sur leur mental »
Les Bleus ne sont eux pas familiers des Lions de la Mésopotamie, qui évoluent soit dans le championnat local, soit dans des ligues mineures.
Les Irakiens ont réussi à surmonter le lourd contexte de la guerre au Moyen-Orient, qui a grandement compliqué leur voyage jusqu’au Mexique, entamé par la route depuis Bagdad il y a une dizaine de jours. Au moins 101 personnes ont été tuées en Irak depuis le début du conflit le 28 février, selon un dernier comptage de l’AFP. « La situation au Moyen-Orient a compliqué les choses pour les joueurs. On a travaillé très dur sur leur mental pour ce match sous haute pression », a commenté Arnold.
Mardi, dans la banlieue de Monterrey, le dernier billet pour le Mondial s’est joué dans un stade qui accueillera quatre rencontres de la compétition, où les deux publics ont rivalisé dans une ambiance festive et colorée. Les Irakiens ont pu compter sur le bruyant soutien de membres de la diaspora venus depuis les États-Unis et le Canada.
Les supporters, en majorité en blanc, ont vibré grâce à leurs deux attaquants, décisifs dans leur maillot vert. D’abord Ali Al-Hamadi, joueur de Luton Town en troisième division anglaise, qui a grandi à Liverpool après avoir fui la guerre de 2003 dans les bras de ses parents, a marqué d’un coup de tête sur corner à la 10e minute.
Le costaud capitaine Aymen Hussein a inscrit le but du 2-1 d’une belle reprise du droit au cœur de la surface à la réception d’un centre en transition (53e).
Déception pour les jeunes Boliviens
Entretemps, la Bolivie avait dominé la fin de la première période grâce à ses manieurs de ballon et égalisé avec le jeune Moises Paniagua (18 ans), qui a su se retourner et marquer du droit après avoir hérité dans la surface d’un ballon qui a surpris la défense irakienne mal alignée (38e).
La Verde espérait voir un premier mondial depuis 1994, grâce aux fulgurances de Miguelito, deuxième meilleur buteur des qualifications sud-américaines avec 7 réalisations derrière Lionel Messi (8).