Derrière Anthony Turgis qui donne de belles garanties dans cette campagne de Classiques, TotalEnergies a des idées pour exister, notamment ce mercredi, sur A Travers la Flandre. « Il y a une stratégie de groupe autour d’Anthony. Après, on doit être devant et pouvoir prendre l’échappée aujourd’hui. Dans le final, il y aura Anthony qui sera le leader de l’équipe et on va essayer de faire quelque chose de bien avec lui », révèle Samuel Leroux, qui est forcément candidat quand il s’agit d’aller aux avant-postes. « Ce n’est jamais évident de prendre les échappées sur ces courses. Je sais que moi, là où je suis le plus fort, c’est devant, je n’ai pas besoin de frotter. J’ai cette résistance qui peut m’amener assez loin dans la course ».
Alexys Brunel, lui, va d’abord devoir se battre avec son corps avant de batailler avec les adversaires. « C’est un peu compliqué. Je ne sais pas ce qu’il se passe, on va faire quelques tests pour checker tout ça, après-demain. J’aimerais figurer autrement. On verra la suite, mais on a une belle équipe avec Antho qui marche super bien ». L’ancien coureur d’UAE Team Emirates sent qu’il n’arrive pas à s’exprimer pleinement sur cette campagne. « Je suis là mais à un moment donné le moteur broute un peu. Donc c’est un peu chiant. Je suis présent jusqu’à une certaine limite et je n’arrive pas à mettre le petit cran alors que j’ai travaillé pour réussir à le mettre, et j’ai réussi à le mettre sur les premières courses. C’est ce qui est frustrant actuellement ».
« JE FAIS ATTENTION »
Si Samuel Leroux n’a pas de pépin de santé, l’enchainement des courses pèse dans ses jambes. « Il y a un petit peu de fatigue, j’ai quand même pas mal enchaîné depuis le Grand Prix de Denain. Mais on est motivé pour cette belle course aujourd’hui ». Le Nordiste reste vigilant quant au fait de ne pas avoir de problèmes à l’approche de Paris-Roubaix, car il était tombé malade l’an dernier à cette période. « Je fais attention parce que je pense que ça me correspond mieux qu’ici. Les courses comme Roubaix ou Denain, ce sont plus des secteurs à plat. En France, il y a moins de virages, c’est moins gauche-droite ».
Alexys Brunel espère aussi en être si son corps le lui permet. « Pour l’instant, je suis déçu personnellement. Je ne voulais pas me mettre d’objectif précis sur les Classiques. L’an passé, j’avais fait une belle campagne. Cette année, je me sens plus fort mais avec moins de capacité à l’exprimer, c’est dû justement au problème qui est inconnu pour le moment ». Pourquoi pas se rassurer ce mercredi.