Par
Thibault Nadal
Publié le
1 avr. 2026 à 17h20
Il pensait avoir dégoté son havre de paix. Mais cela s’est transformé en cauchemar. En 2019, Bruno Faure achète une propriété dans le 11e arrondissement de Marseille et y investit toute son énergie pour transformer la maison à son goût et s’y installer durablement. Sauf qu’il y a deux ans, son quotidien a été bouleversé par l’arrivée d’une déchetterie à 46 mètres de son domicile. Après avoir tout essayé, l’homme se trouve aujourd’hui sans solution.
« Le problème, c’est la proximité »
Sur les hauteurs de sa maison, située impasse des 3-Maisons, Bruno Faure a une vue directe sur le parc des Calanques. Mais depuis 2024, ses yeux se portent plus sur la déchetterie de l’entreprise Mat’ild, située en contrebas. « Quand je suis arrivé en 2019, il n’y avait rien. C’était une sorte de parking, se souvient-il. C’est une dégradation ».
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Désormais son quotidien est bouleversé. « Je vis un enfer », confie-t-il. La raison de cet agacement : la proximité. « C’est le problème, car il est à la base de tous les autres, explique-t-il. Aucune déchèterie ne s’installe aussi près. »
Réveillé par le bruit des camions
Depuis, la vie de Bruno est polluée par le bruit des camions qui vont et viennent. « C’est toute la journée du lundi au vendredi, de 7h à 16h », explique-t-il.
C’est le bruit des machines, des bulldozers qui me dérange. Depuis deux ans, c’est de pire en pire et c’est ça qui me fait peur.
Bruno Faure
Car l’homme est souvent chez lui la journée. « Je suis restaurateur, donc je travaille le midi et le soir, donc je les entends quand je suis chez moi. » Et Bruno affirme ne plus avoir besoin de réveil le matin. « Je sais qu’il est 7h quand les premiers camions arrivent. »
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Depuis sa maison, Bruno a une vue directe sur la déchetterie. (©TN / actu Marseille)Quelle(s) solution(s) ?
Face à cette situation qui le « mine », notamment lorsqu’il essaie de profiter de l’extérieur de sa maison, Bruno assure avoir dialogué à de nombreuses reprises avec les responsables du site. Des courriers, des mails recommandés ont été envoyés et deux constats d’huissiers réalisés.
Mais faute de réponse concrète, il confirme avoir « recommencé la procédure à zéro ». Il a lancé une pétition pour « avoir plus de poids ». Il s’est également rapproché du comité d’intérêt de quartier (CIQ) de Saint-Marcel, du collectif anti-nuisances environnement et de la mairie de son secteur, mais le tout récent changement de maire n’a pas aidé à faire avancer son dossier.
Avant d’envisager le départ de l’entreprise, Bruno réclame « des mesures urgentes pour réduire ces nuisances ». Il propose par exemple de monter le mur qui sépare la route de la déchetterie. « Je veux atténuer le plus possible le bruit et ne plus l’avoir dans mon champ de vision », confie-t-il, soucieux de ne pas obtenir de réponse encore une fois.
Contactée, la déchetterie n’a pas répondu à nos sollicitations.
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