La guerre au Moyen-Orient continue d’avoir des conséquences sur le marché des carburants. Selon les données du gouvernement, qui rend accessible les informations des stations-service en temps réel, 541 stations affichent au moins un carburant en rupture de stock à 17 h ce mercredi 1er avril 2026. Cela représente 5,5 % de l’ensemble des stations disponibles (9 836 stations) dans la base du gouvernement.
La plupart des stations en rupture sont du réseau Total
Néanmoins, la ministre déléguée à l’Énergie et porte-parole du gouvernement Maud Bregeon a assuré ce mercredi sur TF1 qu’il n’existait à l’heure actuelle « aucun risque de rupture d’approvisionnement » en carburant dans les stations-service, même si certaines font face à quelques difficultés.
« Moins de 10 % des stations » sont en rupture « totale ou partielle », a indiqué Maud Bregeon. Il s’agit le plus souvent de stations du groupe TotalEnergies, qui a mis en place un prix plafond, « ce qui génère une affluence dans un grand nombre » de ses stations-service et engendre donc « ce type de tensions », a-t-elle souligné.
Découvrez la situation près de chez vous
La carte ci-dessous présente les stations-service qui ont au moins un carburant en rupture de stock, à 17 h ce mercredi, selon les données du gouvernement. Cette carte sera mise à jour au cours de la journée.
Selon notre analyse, le réseau Total et Total Access est en effet le plus touché. Parmi les 541 stations en rupture partielle ou totale, 412 appartiennent au réseau Total.
Pas de pénurie sur le territoire national
Lundi, Francis Pousse, président du syndicat professionnel Mobilians, qui représente 5 800 stations-service traditionnelles (hors grandes surfaces), avait tempéré, auprès de l’Agence France-Presse, ces difficultés à la pompe : « Il faut relativiser, il n’y a pas de problème de pénurie sur le territoire national. »
« En revanche, évidemment, chez TotalEnergies, qui est le moins cher du moins cher en ce moment, il y a eu un afflux de clientèle » qui a pu causer des difficultés ponctuelles. Un phénomène déjà observé lors de la précédente crise énergétique provoquée par la guerre en Ukraine, avait-il ajouté. À l’époque, TotalEnergies avait déjà procédé à un plafonnement de ses prix.
Mardi, l’entreprise a indiqué qu’elle allait prolonger jusqu’au 7 avril le plafonnement du prix de l’essence à 1,99 euro le litre et celui du diesel à 2,09 euros le litre dans ses 3 300 stations-service en métropole.