Alors que la Fédération marocaine se
battait juridiquement pour récupérer le titre de la CAN 2025,
plusieurs joueurs ont fauté sur les réseaux sociaux. Si la majorité
a fait profil bas, l’un d’entre eux a décidé de monter au créneau
de manière inattendue.
L’équipe nationale marocaine est secouée
par une polémique surréaliste.
Alors que le Maroc a finalement remporté la CAN 2025 sur tapis
vert suite au litige avec le Sénégal,
plusieurs Lions de l’Atlas ont été surpris en train de
« liker » les publications des joueurs sénégalais
célébrant ce même trophée.
Face au tollé national, la quasi-totalité
des fautifs a discrètement retiré ses mentions
« j’aime », terrifiée par la colère des
supporters et de la Fédération. Cependant, un joueur a refusé de
rentrer dans le rang.
Déjà tristement célèbre lors de cette même finale pour s’être
farouchement opposé à ce que le gardien adverse ait sa
serviette, ce milieu de terrain a choisi la rébellion
médiatique.
Ismaël Saibari s’explique sur ses « likes
» pro-Sénégal
Ce joueur qui refuse de se cacher, c’est
Ismaël Saibari. Pendant que ses coéquipiers effaçaient leurs traces
numériques en silence, le joueur du PSV Eindhoven a pris la parole
sur son compte Instagram. Mais n’attendez pas de lui des excuses
larmoyantes. L’intéressé a simplement évoqué une maladresse,
affirmant avoir « accidentellement liké une photo sur Instagram sans faire
attention ». Une ligne de défense qui a le mérite de la
franchise, même si elle l’isole encore un peu plus d’un vestiaire
et d’une institution qui voient cette légèreté d’un très mauvais
œil.
Plutôt que de faire amende honorable, le
joueur est rapidement passé à l’offensive. Visiblement plus en
colère qu’abattu par les conséquences de son geste, Ismaël Saibari
a fustigé les réactions disproportionnées du public marocain. «
Dans les moments
de colère, il ne faut pas insulter les familles, car elles n’ont
rien à voir avec tout cela », a-t-il fermement recadré sur ses
réseaux sociaux. Une contre-attaque piquante qui dévoile un homme
exaspéré par le cyberharcèlement visant ses proches, bien loin de
la contrition totale espérée par les suiveurs de la sélection.
Une fin de carrière internationale actée
?
En assumant publiquement cette posture et
en affrontant la vindicte populaire, il joue un jeu extrêmement
dangereux. Fouzi Lekjaa, président d’une FRMF décrit comme furieux,
considérerait cette affaire comme un affront direct. Même si
Saibari a tenté d’éteindre l’incendie en réaffirmant son amour pour
le maillot et en fixant le cap sur le Mondial 2026, le mal est
fait.
Cette sortie frontale, cumulée à son
attitude controversée durant la finale, pourrait bien mettre un
terme définitif à son aventure internationale sous les ordres de
Mohamed Ouahbi. D’autant que ce dernier n’a
pas hésité à l’écarter du dernier match amical contre le
Paraguay.