Le film Compostelle, réalisé par Yann Samuell,
sort en salles le 1ᵉʳ avril 2026. Cette comédie dramatique suit un
adolescent de 17 ans, Adam, déjà condamné plusieurs fois pour vols
et violences, à qui une juge propose cinq mois de marche sur le
chemin de Saint-Jacques-de-Compostelle comme ultime alternative
avant la prison.
Pour encadrer ce parcours, Adam est accompagné de Fred, une
professeure mise à pied qui cherche elle aussi à se reconstruire.
L’affiche promet un récit de transformation sur fond de paysages
grandioses, mais une question s’impose : cette histoire de
marche de rupture sur le chemin de
Compostelle repose-t-elle vraiment sur des faits réels ?
Compostelle : un récit de rupture sur le chemin du
pèlerinage
Le long métrage raconte la rencontre de ces deux personnages que
tout oppose, réunis par une association autour du défi de parcourir
le pèlerinage de Saint-Jacques-de-Compostelle. Elle tente d’apaiser
un passé lourd, lui combat sa colère et son sentiment d’abandon, au
fil d’un voyage ponctué de tensions, d’accalmies et d’épreuves
physiques qui créent progressivement un lien entre eux.
Classé en comédie dramatique d’environ 113 minutes,
Compostelle s’inscrit dans la lignée des récits de marche
qui questionnent la reconstruction personnelle. Au
casting, Alexandra Lamy incarne Fred, face au jeune Julien Le
Berre, dont c’est le premier grand rôle au cinéma, avec aussi
Mélanie Doutey à l’affiche.
Une comédie dramatique annoncée comme inspirée d’une histoire
vraie
Le film est présenté comme une comédie dramatique inspirée d’une
histoire vraie. Le point de départ réaliste tient
à cette idée de marche longue durée pour un jeune en grande
difficulté, encadrée par une structure associative, sur un
itinéraire bien connu des pèlerins. L’intrigue reste pourtant
écrite pour le cinéma, avec des personnages fictionnels comme Adam,
Fred et la juge.
Pour renforcer cette impression de vérité, l’équipe a choisi de
vivre une expérience proche de celle des protagonistes.
« J’adore la randonnée, donc je trouvais ça génial de faire le
chemin de Compostelle », confie Alexandra Lamy. L’actrice
raconte aussi : « On a vécu tous les deux dans un gîte pendant
deux semaines. On s’est suivis pendant deux mois. C’était génial !
On a pu rester dans l’ambiance du film en étant sur place. Ça nous
a aussi rapprochés. »
Des lieux authentiques : du
Puy-en-Velay à Cahors, un chemin bien réel
Yann Samuell a tenu à tourner sur de vrais tronçons du chemin
français, entre l’Auvergne-Rhône-Alpes et l’Occitanie. « Il
fallait que les décors soient signifiants par rapport au
cheminement intérieur des personnages. Par moment, le décor est
tellement envahissant et gigantesque autour d’eux, parce
qu’eux-mêmes sont perdus dans leur vie », explique le
réalisateur à Diverto. L’équipe a suivi l’itinéraire du
Puy-en-Velay jusqu’au sud du Lot, en acceptant une logistique
exigeante : « Il fallait parfois faire une heure et demie de
retour, puis 45 minutes de marche, parce que je voulais qu’il y ait
zéro trace de pas et de pneus. On a dû descendre un rappel pour une
séquence. « C’était sport ! », raconte-t-il.
Les comédiens évoquent des plateaux d’Aubrac, des Pyrénées
proches des neiges éternelles, le village de Conques « rempli
d’énergie et de spiritualité » et le pont de Cahors, décrit par
Yann Samuell comme « un lieu spectaculaire ». « J’ai été
impressionné par la grandeur de ces montagnes. On était proches des
neiges éternelles. Je pense aussi à Conques qui est un super
village, rempli d’énergie et de spiritualité », résume Julien
Le Berre. En toile de fond, ces paysages bien réels ancrent la
fiction dans une expérience de marche qui existe, elle, hors
écran.