L’enquête sur l’attentat déjoué devant la Bank of America à Paris avance, avec un premier suspect désormais au cœur du dossier. Selon les informations de BFMTV, le jeune homme âgé de 21 ans, soupçonné d’avoir recruté les exécutants, a été mis en examen et placé en détention provisoire.

D’après la chaîne, il aurait servi d’intermédiaire dans ce projet d’attaque. Déjà condamné pour trafic de stupéfiants, il est accusé d’avoir approché deux mineurs pour les entraîner dans l’opération, contre rémunération. Ces adolescents, aujourd’hui mis en examen à leur tour, reconnaissent les faits mais contestent toute intention terroriste.

Paris : comment la police a déjoué un attentat devant la Bank of America, dans la nuit du 27 au 28 mars

Tout s’est joué dans la nuit du 27 au 28 mars dernier, dans le 8e arrondissement de Paris. Vers 3 heures du matin, un adolescent de 17 ans est interpellé alors qu’il s’apprête à allumer un engin explosif artisanal devant les locaux de la banque en question. L’intervention des policiers, présents dans le secteur, empêche le passage à l’acte.

Le mineur est alors arrêté sur place et mis en examen pour « fabrication et transport d’un engin explosif artisanal » ainsi que pour « tentative de destruction par moyen dangereux en bande organisée et en relation avec une entreprise terroriste ». Un second adolescent, qui devait filmer la scène, avait pris la fuite. Il a depuis été identifié et mis en examen pour les mêmes faits.

Un troisième mineur a également été mis en examen dans la soirée, sans précision à ce stade sur les faits qui lui sont reprochés ni sur un éventuel placement en détention.

Quelques jours avant les faits, un groupe se présentant comme pro-iranien avait diffusé une vidéo appelant à viser des intérêts liés à la communauté juive en Europe, en citant explicitement la Bank of America à Paris. Les enquêteurs cherchent désormais à établir un lien éventuel avec ce message.

Au total, quatre personnes ont été interpellées dans ce dossier, dont trois mineurs sans antécédents judiciaires. Le parquet national antiterroriste a ouvert une information judiciaire et confié les investigations à la DGSI.

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