Nommée entraîneuse de l’OM en
octobre dernier, Corinne Diacre est de plus en plus contestée et la
défaite des Marseillaises contre Montpellier (1-2) n’a rien
arrangé.
L’aventure de Corinne Diacre à l’OM tourne au
vinaigre. Et comme en équipe de France féminine, quand Wendie
Renard et d’autres internationales tricolores ont précipité son
départ, c’est la fronde de l’une de ses joueuses qui la met
aujourd’hui dans une situation inconfortable.
Critiquée publiquement par Roselène Khezami, qui lui reproche sa
récente mise à l’écart, l’entraîneuse des Marseillaises est ciblée
par des tags dans les rues du quartier de Belsunce.
« Corinne dehors, ici on respecte nos
leaders ! », « Diacre hors-jeu »,
peut-on ainsi lire sur un mur.
« Corinne dehors, ici on respecte nos leaders
! »
Ce mécontentement de certains supporters olympiens intervient
après une défaite subie contre Montpellier (1-2), dans un Vélodrome
bien garni. Celle qui était capitaine de l’équipe la saison
dernière n’a pas été retenue dans le groupe pour ce match, et a
fait part de sa frustration.
« Cette nouvelle saison en D1, que j’attendais depuis
tant d’années, avait pourtant bien commencé. Je prenais part aux
matches, avec détermination et fierté, avant que tout ne soit
chamboulé », s’est plainte la défenseure algérienne dans
une story sur son compte Instagram.
« Lors d’un match (en février), je fais mon entrée à la
62ᵉ minute… pour en ressortir dix minutes plus tard, à la
73e. À cet instant précis, le sentiment ressenti dépasse les mots.
Même celui d’humiliation semble insuffisant pour décrire ce que
j’ai vécu », a-t-elle poursuivi.
Corinne Diacre allumée par une joueuse de l’OM
« J’ai été écartée pour LE match que j’attendais toute
ma vie: jouer au Stade Vélodrome. Sans explication sportive. Ce que
je vis dépasse largement le cadre d’une déception sportive. C’est
un véritable cauchemar. (…) Une situation profondément
injuste », a enchaîné Roselène Khezami.
Arrivée dans la cité phocéenne en octobre dernier, Corinne
Diacre s’est justifiée en expliquant qu’elle a dû « faire
des choix » et « trouver un
équilibre ». Des arguments qui n’ont semble-t-il pas
convaincu à Marseille, où l’ex-sélectionneuse des Bleues est priée
de plier bagage.