© Denis Trossero - Le préfet Jacques Witkowski (au centre) s'est rendu lui-même sur le dispositif qui a rassemblé plus de 900 policiers dans les quartiers nord de la ville.

© Denis Trossero – Le préfet Jacques Witkowski (au centre) s’est rendu lui-même sur le dispositif qui a rassemblé plus de 900 policiers dans les quartiers nord de la ville.

Une nouvelle opération anti-narcotrafic menée dans une quinzaine de cités des quartiers nord de Marseille, dont la plupart sont sous la coupe de l’organisation criminelle de la DZ Mafia, a permis ces derniers jours l’interpellation de 77 personnes, a-t-on appris auprès de la préfecture de police des Bouches-du-Rhône. Les suspects ont pour l’essentiel été placés en garde à vue.

Parmi les cités ciblées figurent Le Mail, Benza, Font-Vert et la Busserine, des lieux réputés emblématiques du « deal » dans la cité phocéenne.

 Plus de 70 amendes forfaitaires délictuelles dressées

 Plus de deux kilos de cannabis et plus de 355 grammes de cocaïne ont été saisis, de même que 190 000 euros en numéraires.

Ont également été découvertes quatre armes, dont deux armes de poing et deux armes blanches. Douze voitures ont en outre été placées sous main de justice.

La même opération a permis de dresser 73 amendes forfaitaires délictuelles (AFD), dont 57 à l’encontre de consommateurs de stupéfiants.

Dans ce même cadre procédural, dix-sept établissements ont aussi été contrôlés. Une sanction administrative a été demandée contre quatre d’entre eux.

Le préfet des Bouches-du-Rhône, Jacques Witkowski, s’est rendu sur les lieux des interpellations, où il a inspecté le dispositif mardi après-midi.

 Une opération globale qui cible toutes les activités illégales

 Au total, ce sont plus de 600 personnes qui ont été interpellées depuis le début de l’année dans la lutte contre le narcotrafic à Marseille.

Ces opérations ne concernent pas que le trafic de stupéfiants. Elles ciblent également le travail dissimulé, le trafic de cigarettes, les ventes illégales et le non-respect des règles les plus élémentaires d’hygiène. Elles peuvent s’accompagner à terme d’interdictions de séjour à Marseille.

« Les opérations se poursuivent », précise la préfecture de police, qui indique que ce bilan n’est encore que provisoire.