Fraîchement installé à l’hôtel de ville après avoir été élu au premier tour, Bryan Masson met son équipe en ordre de bataille.

Ce jeudi 2 avril 2026 se tient à 18 heures le deuxième conseil municipal de la mandature après celui d’installation.

Pour diriger cette commune de 53.000 habitants, l’édile s’appuie sur un savant maillage associant de jeunes fidèles, des élus expérimentés et des collaborateurs historiques.

« La politique, ce n’est pas un sport individuel, c’est pour moi profondément un sport collectif », affirme le nouveau maire de Cagnes-sur-Mer, qui précise prendre « 95 % des décisions avec les autres ».

Les sherpas de l’ascension cagnoise

Au cœur du dispositif, au premier étage de la mairie, s’active un cercle de collaborateurs de stricte confiance. À la tête de ce pôle, Rafaël Quessada, directeur de cabinet du maire.

« Je le connais depuis 10 ans, il me connaît par cœur et on fait de la politique ensemble depuis très longtemps », justifie Bryan Masson.

À ses côtés œuvre Mathieu Sala, chef de cabinet. Cet ancien directeur de campagne au profil atypique – il a notamment travaillé dans un Ehpad à La Gaude – s’impose comme un rouage essentiel, car il « connaît le paysage cagnois par cœur ».

Le pôle est complété par Nathan Hayot, collaborateur de cabinet, et Sandy Gory, également collaboratrice de cabinet et ancienne professeure des écoles.

Ayant quitté son mandat de parlementaire, Bryan Masson cède sa place à son suppléant, Cyril Tribuiani, député de la circonscription à partir de ce jeudi 2 avril.

Ancien membre de l’UMP passé au Rassemblement national, il sera le « porte-parole des Cagnois à l’Assemblée nationale » tout en conservant la mission « de structurer et mobiliser les militants sur le terrain ».

Rafaël Quessada, Nathan Hayot et Cyril Tribuiani ont tous été attachés parlementaires de Bryan Masson, député de la 6e circonscription des Alpes-Maritimes.

Les indéboulonnables piliers politiques

Pour la mise en œuvre de son programme, le maire s’appuie sur des poids lourds de la politique locale. Carine Papy fait figure de pilier stratégique.

« La première adjointe porte la politique du maire », souligne Bryan Masson, qui compte sur « sa capacité à mener les dossiers et à le remplacer en cas d’absence ».

Sur le terrain, l’attention est portée « sur les quartiers excentrés » grâce à Jean-Pierre Woignier, adjoint de quartier.

Surnommé « l’Astérix du Cros » par le maire, cet élu qualifié de « besogneux » aura la charge d’un vaste secteur (le Cros, le Val-Fleuri, les Vespins) considéré comme ayant été « oublié et mis de côté ».

Les secteurs cruciaux des finances et de la culture sont pilotés par : Franck Cervera, adjoint aux Finances, qui prépare actuellement le budget prévu pour fin avril ; et Caroline Roman d’Amat, adjointe à la Culture.

Cette dernière porte ce qui s’annonce comme « le plus gros investissement du mandat : la création d’un centre culturel réunissant bibliothèque, médiathèque, ludothèque et une salle de spectacle », indique le maire.

Pour valoriser ces actions, Jonathan Borgna, adjoint à la Communication et au Protocole, « issu d’une très ancienne famille d’horticulteurs cagnois de la Campanette » aura la tâche « de retisser le lien entre les administrés et leur ville ». Il a été attaché parlementaire d’Alexandra Masson, députée de la 4e circonscription des Alpes-Maritimes.

Pas de mouvement au sein de l’administration… pour l’instant

Conscient de « l’ampleur de la tâche », le nouveau maire tient à jouer la carte de « l’apaisement » avec les services de la ville.

L’administration en place est maintenue : la directrice générale des services, Marie-Josèphe Corbinais, restera en poste jusqu’à sa retraite prévue cette année, et les contrats des directrices générales adjointes, comme Christelle Savio-Soula ou Valérie Forest-Dodelin, sont pour l’instant conservés.

« J’ai un profond respect pour les agents de la fonction publique territoriale, assure Bryan Masson. L’administration s’attache à servir la nouvelle municipalité. »