Bonne nouvelle pour les personnes atteintes d’hypertension artérielle avec un caractère sévère. Elles étaient contraintes de quitter le territoire pour subir une dénervation rénale. Il s’agit d’une intervention qui dure environ une heure, cette dernière se fait sous sédation profonde.

Elle consiste à agir sur les nerfs situés autour des reins car ces derniers jouent un rôle dans la régulation de la pression artérielle. Les équipes médicales réalisent une ponction au niveau de l’aine, dans l’artère fémorale, puis introduisent un petit cathéter spiralé muni d’électrodes, dans l’artère rénale.

« Les résultats, dans les études, c’est une baisse d’environ dix millimètres de mercure de la pression artérielle moyenne. Ce qui équivaut à l’efficacité d’un ou deux médicaments en général. »

Docteur Laurent Jacq, cardiologue

Une intervention avec « des taux de complication très faibles » selon le docteur Laurent Jacq, cardiologue.

Limiter les risques

Les patients souffrant d’hypertension artérielle sont exposés à plusieurs complications telles que l’accident vasculaire cérébral (AVC) ou encore l’infarctus du myocarde. La dénervation rénale permet de réduire les risques d’atteindre ces formes graves.

L’opération est une intervention « relativement simple » selon le docteur Laurent Jacq, cardiologue. Après une nuit sous surveillance médicale, en fonction du patient, ce dernier peut regagner son domicile le lendemain. Les effets définitifs se font sentir deux à trois semaines après l’opération.

En Nouvelle-Calédonie, on estime que ce “nouvel outil” pourrait concerner 4 à 5000 patients. À l’échelle mondiale, plus d’un quart de la population souffre d’hypertension artérielle, première cause de mortalité.