Pâques arrive et vous prévoyez d’acheter des œufs de Pâques en hypermarché ou en chocolaterie ? Attention, certains produits ont une teneur plus importante en cadmium, et ce ne sont pourtant pas forcément les mois coûteux.

En début d’année, l’Agence nationale de sécurité sanitaire (Anses) avait de nouveau alerté sur l’exposition « toujours préoccupante » des Français au cadmium. Ce métal lourd, cancérogène, se retrouve dans de nombreux produits présents dans nos assiettes. Dans le pain, les fruits, les légumes, ou encore le chocolat.

L’été dernier, l’UFC-Que Choisir avait publié un comparatif sur les taux de cadmium retrouvés dans les produits de 15 marques de chocolat. Une étude cruciale, que ressortent nos confrères de RMC Conso à quelques jours de Pâques et de la chasse aux œufs.

Le prix n’est pas synonyme de qualité

On pourrait se dire qu’il faut mettre le prix pour espérer consommer de la qualité. L’UFC-Que Choisir fait un pied de nez à cette pensée avec son étude, qui montre que le Canard Favorina, un chocolat au lait commercialisé par Lidl, apparaît comme le meilleur chocolat de Pâques. Peu coûteux, il contient aussi peu de cadmium, « seulement » deux additifs et un arôme naturel, salue l’UFC.

Le taux de cadmium est également bas dans les Œufs cœur au lait de Carrefour : le cacao « apporterait entre 0 et 2 % de la dose de sécurité fixée par l’Anses pour un enfant de 25 kg », d’après l’UFC. C’est bien, là où « manger ne serait-ce que la moitié du chocolat noir Gaby de Jeff de Bruges (soit 43 grammes) aurait suffi à dépasser la valeur quotidienne à partir de laquelle un risque ne peut pas être exclu pour un enfant de 25 kg », écrit l’UFC.

Le chocolat noir est, de façon générale, plus chargé en cadmium. Cette référence de Jeff de Bruges est particulièrement concernée, car le cacao provient d’Amérique latine, « où les sols sont souvent bien plus chargés en cadmium » qu’en Afrique de l’Ouest.

Pas de chocolat à Pâques cette année ?

Que votre chocolat soit un Lindt, un Kinder, un Jeff de Bruges ou encore un Action, une chose reste certaine : l’apport calorique d’un chocolat, quelle que soit sa marque, est toujours élevé. Le chocolat noir est 20 % plus gras que les chocolats au lait, qui contiennent en moyenne, eux, 60 % de sucres en plus.

Tous sont souvent bourrés d’ingrédients peu « ragoûtants », pour reprendre l’adjectif utilisé par l’UFC-Que Choisir. Pourquoi ne pas laisser tomber le chocolat au profit d’autres confiseries cette année ? Des pâtes de fruits, d’amande, ou encore des noisettes ou du nougat, suggère l’association de protection des consommateurs…