« Le gros point noir pour nous aujourd’hui concerne l’accès aux soins. C’est encore plus compliqué pour nous de nous faire soigner dans de bonnes conditions et sans avoir d’énormes dépassements d’honoraires », explique Yves Richard, secrétaire départemental CGT-Retraités, alors que plusieurs dizaines de retraités étaient mobilisés à Grenoble ce jeudi. « Aujourd’hui nous nous sentons oubliés et nous n’avons pas d’autres choix que de descendre dans la rue. » Cette revendication – qui a principalement motivé la tenue de la manifestation – rejoint également celle de l’autonomie. « Vieillir peut être très compliqué quand on n’a pas les moyens », poursuit Yves Richard, pour qui les places en Ehpad peuvent vite « coûter très cher ».
Une petite délégation a pu être reçue par le cabinet de la préfète de l’Isère
Autre revendication : celle du pouvoir d’achat avec comme principal souci la hausse des prix du carburant. « Tout augmente, tout flambe, mais les pensions ne suivent pas. Certains ne vivent pas, ils survivent, tandis que d’autres perdent purement et simplement leur logement. Nous demandons que nos retraites soient indexées sur l’inflation. »
Enfin, la question des services publics fait également partie des autres doléances. « Aujourd’hui la raréfaction de services publics fonctionnels implique que la majorité des démarches se font sur internet. Et malheureusement, pour la majorité des anciens, ce n’est pas forcément évident. » Une petite délégation a pu être reçue par le cabinet de la préfète de l’Isère, espérant ainsi « faire avancer les choses », conclut Yves Richard.