Cette épreuve, calquée sur le prestigieux concours général des lycées, permettra à chaque établissement d’inscrire jusqu’à 10% de ses élèves dans cinq disciplines : français, mathématiques, histoire-géographie, arts ou numérique-codage. Un moyen de créer de l’émulation et valoriser les talents dans les collèges, selon le ministre.

Publié le 02/04/2026 22:14

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Le ministre de l'Assemblée nationale, Edouard Geffray, à l'Assemblée nationale à Paris, le 2 avril 2024. (MAGALI COHEN / Hans Lucas)

Le ministre de l’Assemblée nationale, Edouard Geffray, à l’Assemblée nationale à Paris, le 2 avril 2024. (MAGALI COHEN / Hans Lucas)

Afin de « valoriser différentes formes d’excellence », le ministre de l’Éducation Édouard Geffray a annoncé, 2 jeudi avril, la création d’un concours général des collèges, calqué sur le prestigieux concours général des lycées, a-t-il indiqué dans un entretien accordé aux journaux du Groupe Ebra. Chaque établissement pourra inscrire jusqu’à 10% de ses élèves dans l’une de ces cinq disciplines : français, mathématiques, histoire-géographie, arts ou numérique-codage, a-t-il précisé. Les inscriptions ouvriront à l’automne pour des épreuves en janvier et février.

« Il faut donner un horizon aux élèves les plus à l’aise et qui ont envie d’être nourris », a estimé le ministre, qui ambitionne de « créer une émulation dans les collèges » comparable à celle que l’on observe déjà au lycée grâce au concours général existant. Créé en 1744, le concours général des lycées distingue chaque année les meilleurs élèves de l’enseignement général, technologique et professionnel dans une quarantaine de disciplines.

Parallèlement, Édouard Geffray s’attend cette année à « une chute assez drastique du taux de réussite » au diplôme national du brevet (DNB) en raison des nouvelles modalités. Pour la session 2026, l’examen passe de 50 à 60% de la note finale et le contrôle continu prend désormais en compte les notes de 3e, et non plus la maîtrise d’un socle commun de connaissances et compétences sur l’ensemble du cycle 4 (5e, 4e, 3e). « On aura peut-être 75% de réussite au brevet avec beaucoup moins de mentions », prévient-il.

Ce durcissement vise selon lui à rappeler qu' »un examen, ça se prépare ». Il a ainsi demandé aux chefs d’établissement d’instaurer une semaine de révisions obligatoire avant l’épreuve. L’objectif est également de mieux préparer les élèves à leur entrée au lycée. « On ne peut pas les induire en erreur sur leur niveau (…) Leur dire la vérité va leur permettre de prendre conscience des efforts à fournir en seconde », souligne-t-il.

Le ministre est également revenu sur les quelque 800 collèges qui concentrent une grande difficulté scolaire et qui doivent bénéficier de moyens et d’un accompagnement particulier dès septembre. « Les travaux ont commencé » dans ces établissements où plus de 40% des élèves ont moins de 8 sur 20 en français et en mathématiques au brevet, a-t-il assuré. Après une phase de diagnostic au premier trimestre, ces établissements travaillent sur les leviers prioritaires pour relever le niveau des élèves les plus fragiles.