Alors que la trêve hivernale, qui empêche toute procédure d’expulsion d’un locataire par un propriétaire, est suspendue depuis le 31 mars, la maire de Grenoble « fait part de sa vive préoccupation » alors que « les expulsions locatives sont en augmentation au niveau national ». Laurence Ruffin dit vouloir « travailler avec l’ensemble des acteurs institutionnels pour éviter cette solution de dernier recours et appelle à garantir un hébergement à chacun des ménages qui pourrait subir cette procédure ».
Elle « appelle à une coordination renforcée entre préfecture, associations spécialisées, ADIL et équipes mobiles de prévention des expulsions pour un accompagnement efficace des ménages et une intervention en amont des impayés ». Et « réaffirme l’engagement du CCAS de Grenoble, qui accompagne les locataires et propriétaires en difficultés sociales et financières, notamment au travers du Pôle d’inclusion financière et des aides sociales facultatives ».
Laurence Ruffin dit attendre également « une mobilisation forte de l’État et de la Métropole » en cas d’expulsion inévitable, et invite l’État, dont c’est la compétence, « à garantir un hébergement à chacun des ménages concernés » et « engage l’ensemble des 49 communes de la Métropole à se mobiliser sur le sujet, au travers notamment de la création de places dans chacune des communes, financées par un fonds intercommunal de solidarité ».
La nouvelle élue annonce qu’elle lancera « dans les prochaines semaines », la brigade municipale de réquisition des logements vacants promise pendant la campagne et « enjoint l’État à faciliter son déploiement sur l’ensemble du territoire afin d’apporter des solutions concrètes pour faire respecter le droit au logement ».