© D. Trossero – Me Alain Lhote était partie civile au nom des équipes d’action contre le proxénétisme. Les mis en cause ont été condamnés à leur verser solidairement 2 000 € de dommages et intérêts.
Le tribunal correctionnel de Marseille a tenu compte du temps écoulé depuis les faits, soit plus de dix ans, avant de rendre, jeudi 2 avril, dans la soirée, son délibéré dans l’affaire de proxénétisme aggravé qui ciblait les bars américains du quartier de l’Opéra à Marseille.
Quatorze des mis en cause, dont une majorité de femmes qui exerçaient la fonction de gérantes ou de barmaids, tous âgés de 49 à 79 ans, ont été condamnés, pour des faits commis en 2014 et jusqu’au mois de novembre 2015, à des peines qui vont de 12 à 30 mois de prison avec sursis ou de sursis probatoire.
Le tribunal a prononcé en outre des amendes de 2 000 à 5 000 € contre quatre des prévenus. Ces sanctions sont souvent accompagnées pour les protagonistes d’interdictions de fréquenter désormais les établissements recevant du public.
Affaire de proxénétisme aggravé dans les bars américains du quartier de l’Opéra à Marseille : quelles peines pour les condamnés ?
Le tribunal a en outre prononcé la confiscation d’une série de comptes bancaires. Un seul des mis en cause a été totalement relaxé.
Des peines qui allaient de 5 000 € d’amende à 30 mois de prison, dont 24 avec sursis, avaient été requises par le ministère public. Les condamnés devront enfin verser solidairement la somme de 2 000 € aux équipes d’action contre le proxénétisme, parties civiles au procès.
Tous ceux qui fréquentaient ces établissements savaient qu’à partir de la deuxième bouteille de champagne, – ou plutôt de mauvais mousseux, achetée 4 € et payée 280 ou 350 € l’unité – les clients avaient droit à autre chose qu’à de l’alcool, c’est-à-dire à une prestation sexuelle, dans un coin discret de l’établissement, au domicile du client ou chez la fille.