Lucas Beneteau multiplie les accessits et les belles courses sur cette première partie de saison. Déjà dans le Top 20 du Grand Prix de Marseille-La Marseillaise et 22e du CIC Tour de la Provence, le coureur de St-Michel-Preference Home-Auber 93 a encore passé un petit cap ces derniers week-ends. Offensif à la Roue Tourangelle dans le final, et finalement 12e, il a réitéré cette performance en milieu de semaine, sur Paris-Camembert. Avant de prendre le départ de la Classic Velox-Adélie de Vitré, qui pourrait là aussi lui convenir, Lucas Beneteau a fait le point avec DirectVelo sur ce nouveau statut et cette période faste pour lui.

DirectVelo : Tu restes sur deux belles prestations à la Roue Tourangelle et à Paris-Camembert !
Lucas Beneteau : J’ai rarement fait ce genre de résultats, donc c’est plutôt une bonne chose. Après, forcément, j’espérais quand même mieux sur la Roue Tourangelle, parce que je me sentais plutôt bien. J’ai tenté dans la dernière bosse, j’étais vers chez moi. J’avais vraiment de bonnes jambes, donc j’espérais quand même mieux que ça. Après, le sprint, ça reste particulier et ça ne s’est pas passé comme je voulais, mais c’est quand même une bonne performance et les jambes sont là. Puis à Paris-Camembert, c’est pareil, j’ai réussi à me glisser pour faire un bon sprint et je sentais que j’avais quand même un bon finish dans les jambes, donc c’est cool.

Que te manque-t-il pour monter encore un peu dans le classement ?
Ce genre de sprint, à Paris-Camembert, à 50 personnes, c’est quand même beaucoup de placement. Après, honnêtement, pour le Top 10, il ne manque rien, il suffit que tu prennes une meilleure roue à un moment donné. Mais en tout cas, j’ai senti que j’avais quand même une bonne force pendant le sprint, donc c’est cool. Je pense que le Top 10 était largement accessible.

Sens-tu une grosse pression cette année ?
J’ai senti cet hiver que j’avais passé un petit cap, déjà par rapport à l’année dernière où j’ai eu une saison un peu compliquée avec pas mal de petits pépins. Au début de saison, les jambes étaient bonnes, mais il n’y avait pas forcément de parcours qui me correspondaient réellement. Et là, on arrive sur une période qui me correspond vraiment bien, un peu punchy, usant, tout ce que j’aime. J’ai encore plus de réponses et je sais que c’est dans ce genre de course que je me distingue. Il faut saisir les opportunités.

« JE PROGRESSE TOUT LE TEMPS UN PETIT PEU, CHAQUE ANNÉE »

As-tu modifié quelque chose dans ton entrainement ou ta préparation ?
J’ai l’impression que j’ai une progression régulière. Elle n’est pas hyper rapide, mais je progresse tout le temps un petit peu chaque année. Je fais peut-être les choses plus intelligemment. Je n’en fais pas trop à certains moments et c’est peut-être ça qui fait la différence. Mais je sens que physiquement, après une année chez les pros, j’ai progressé sur le long et sur les efforts bruts.

Tu as peut-être un rôle un peu plus important au sein de l’équipe aussi ?
Vu que les jambes sont bonnes, je suis un peu plus protégé. Je l’étais déjà un petit peu l’année dernière, au début de la saison et en cours d’année. Mais comme les parcours me correspondent, je vais l’être un peu plus. Il y a moyen d’aller chercher de beaux résultats.

Avec quelles ambitions t’alignes-tu à Vitré, ce vendredi ?
C’est encore un beau parcours avec la bosse d’un kilomètre, où il va falloir compter ses coups de pédale. Dans les derniers tours, il ne va pas falloir rater le gros coup de vis, un groupe de 10-15 peut sortir. J’espère que ça se finira dans un petit groupe et un sprint dans le faux plat montant d’arrivée. Ça peut me convenir. Donc j’ai quand même un peu d’ambition. Il y aura aussi le Pays de la Loire Tour, je suis très content parce que c’est une course qui peut me correspondre, un peu punchy. Il y aura un objectif au niveau du classement général et aussi des étapes qui peuvent me correspondre.