Si l’exercice est aisé avec leurs équivalents masculins, citer les femmes architectes qui ont fait date est tout de suite moins évident. Souvent invisibilisées par leur difficulté à entrer dans le métier ou à se faire connaître, restées dans l’ombre de leur mari (à l’image de Ray Eames), peu nombreuses sont les figures majeures, telles que Charlotte Perriand et Zaha Hadid, dont le nom est resté gravé dans les mémoires. Il a fallu attendre le début du XXe siècle pour que les femmes deviennent officiellement architectes et se fassent un nom dans la profession ; et malgré les avancées sociétales, elles restent encore minoritaires dans un domaine essentiellement masculin (exception faite, bien sûr, de l’architecture d’intérieur).

« Quand j’ai commencé [dans les années 1980], nous étions 10 % à être inscrites à l’ordre des architectes, révélait Odile Decq à L’Express en 2011. Aujourd’hui, les femmes représentent 30 % de la profession. Ce qui reste peu ». Le prix Pritzker, summum de prestige dans la profession, n’a été attribué qu’à six femmes depuis sa création en 1979 (ce, seulement depuis 2004). Voici onze emblèmes qui, on l’espère, donneront de l’élan aux jeunes générations pour rééquilibrer la parité.