Alors qu’au palais de justice d’Aix-en-Provence, la cour d’assises des Bouches-du-Rhône juge six hommes, dont deux pères fondateurs supposés de la DZ mafia, pour l’assassinat de deux rivaux sur fond de conflit entre narcotrafiquants, le tribunal des affaires économiques de Marseille accueillait, ce vendredi, la vente de 350 produits de luxe issus de procédures judiciaires.
Organisée par l’Agrasc, l’agence de gestion et de recouvrement des avoirs saisis et confisqués, cette vente aux enchères exceptionnelle s’est achevée sur un montant total de 1 589 687 €. « Cette vente n’est que la partie immergée de l’iceberg, c’est dire ce que génère le trafic de stupéfiants, rappelle Franck Rastoul, procureur général d’Aix-en-Provence.
Une Rolex adjugée 54 000€
« Les fonds générés permettront de soutenir les services publics, d’indemniser les victimes qui se sont constituées partie civile et de rappeler que la justice sert l’intérêt général et œuvre activement pour que le crime ne paie pas », avait précisé en amont Charlotte Hemmerdinger, directrice de l’Agrasc présente hier à Marseille. Mais au-delà du fait de participer à ce modèle vertueux, la vente était surtout l’occasion de faire de bonnes affa…