L’AVC Aix Provence Dole a fait un joli tir groupé la semaine dernière, sur l’Annemasse Classic. Mais pas aux meilleures places, puisque quatre coureurs de l’équipe ont terminé entre la 9e et la 14e place. Raphaël Pottier a lui décroché la 12e place, après une journée offensive qui n’était pas forcément prévue. « Je n’avais pas trop les consignes de partir dès le départ dans l’échappée. Je n’avais qu’un coéquipier et je pensais qu’il fallait jouer le surnombre, donc je me suis dit qu’il fallait absolument que je me retrouve devant. J’ai fait beaucoup d’efforts, et puis après il y avait carrément tout l’effectif de Groupama qui était devant », raconte-t-il.

Son directeur sportif, Sébastien Cottier, admet que ce n’était pas tout à fait le plan initial. « On n’avait pas la carte qu’on aurait voulu devant mais les gars se sont bien battus. Je positive en disant qu’on a quatre mecs dans les quinze. Alors on vise toujours la victoire mais on prouve qu’on est présent même si on est battus par plus fort ». Jérôme Raus était l’élément clé pour les Aixois mais il a subi quelques problèmes. « Il a eu un ennui, il s’est accroché avec un autre gars, c’est à ce moment que le peloton s’est cassé. Rémi Daumas et Victor Loulergue sont partis au même moment et arrivent à rentrer sur la tête et à aller au bout », raconte le technicien.

« JE COMMENCE À DAVANTAGE COMPRENDRE LA COURSE »

Raphaël Pottier, lui, était tout simplement cuit. « Ça faisait attaque sur attaque, c’était infernal à suivre, avec des cassures dans tous les sens. Je crois que j’ai usé un peu d’énergie là, mais qui n’est pas mort après une course ? », sourit-il. Le coureur de 22 ans retrouvait une épreuve qu’il connait bien, mais qui n’était pas tout à fait la même que dimanche dernier. « L’année dernière, je me suis retrouvé dans l’échappée dès le début, mais je ne savais pas trop courir encore. Là c’est ma deuxième année sur la route, donc je commence à davantage comprendre la course ».

Même si ça n’a pas suffi, les voyants sont au vert. « Je ne cible pas vraiment des courses objectifs, toutes les courses sont des objectifs, mais à voir ce qu’on pourra faire aux Ardennes ». Raphaël Pottier a changé d’entraineur cet hiver et en récolte les fruits sur ce début d’année. « Je ne fais jamais ça normalement, mais je sens la différence, parce que j’avais un entraîneur qui était sud-africain, et qui n’était pas vraiment sur place et pas interne au club. Là je suis avec Olivier Presse, et je sens que ça change quand même, il a accès au calendrier, donc l’entraînement est beaucoup mieux modulé ». De quoi espérer de belles semaines à venir.