Par

Paul-Emile Bouchy

Publié le

4 avr. 2026 à 18h02

Lors des élections municipales 2026, Mathieu Klein (PS) a été réélu, avec une large avance, maire de Nancy pour un second mandat. Si le maire socialiste a déjà fait part de ses trois priorités pour 2026, des dossiers difficiles l’attendent dans les années à venir. On en a sélectionné cinq.

Le projet Emblème près de la gare de Nancy

Depuis sa prise de fonction en 2020, le projet immobilier Emblème, adopté sous le mandat de Laurent Hénart, a émaillé le premier mandat de Mathieu Klein. Alors qu’un accord pour son abandon avait été trouvé avec le promoteur fin 2024, celui-ci a été rejeté par la justice en juillet 2025.

Depuis, la situation n’a pas évolué, comme nous l’avait confié Alexis Merlin, président de Nouvel Habitat, fin janvier.

La Ville de Nancy et la Métropole du Grand Nancy souhaitent reprendre la médiation, mais le promoteur a posé ses conditions. Il souhaite repartir de l’accord rejeté par la justice, et y ajouter le préjudice que son entreprise a subi à cause des revirements. Préjudice qu’il estime à environ 15 millions d’euros.

La création de la ligne Urbanloop

D’ici 2028, la ligne Urbanloop doit être lancée. Elle permettra de relier en 6 minutes le futur parking-relais de Maxéville à l’arrêt Rives de Meurthe-Olympe de Gouges du trolleybus et comportera un total de sept stations.

Mais ce projet estimé à 14,3 millions d’euros est fortement contesté : par des riverains qui ont monté le collectif Entourloop, mais aussi par les nouveaux conseillers municipaux de La France Insoumise (Sarah Farghaly et Hadrien Fournet) qui demandent l’abandon du projet.

Les élections municipales 2026

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Le futur plan de circulation en centre-ville

Mathieu Klein a l’ambition de modifier les modes de circulation dans le centre-ville de Nancy avec : la création d’un vaste plateau piéton incluant les places Saint-Epvre et de la Carrière, la transformation de la rue Saint-Dizier pour la réserver aux transports en commun et aux mobilités douces.

Cela va également engendrer le report des automobilistes vers la rue des Quatre-églises, la fermeture de la rue Stanislas aux voitures ou encore la fin du stationnement place Dombasle.

Si des concertations sont prévues, ces changements profonds risquent de ne pas faire l’unanimité auprès des habitants et des commerçants.

La construction de la cité judiciaire

La nouvelle cité judiciaire devait ouvrir en 2025 à la place de l’ancien site Alstom. Or, pour le moment, la construction n’a pas encore débuté dans le quartier Rives de Meurthe.

Ce projet étant porté par le ministère de la Justice, Mathieu Klein a répété à plusieurs reprises à l’État de tenir ses engagements, mais rien ne semble avancer du côté du garde des sceaux, Gérald Darmanin.

« Les entreprises ont été recrutées et le marché a été signé, mais il faut maintenant que l’État signe l’acte de vente du terrain. Je pense que le fond du problème est assez simple, le ministère de la Justice passe un certain nombre de ses projets au rabot et les moyens ont été mis en priorité sur les centres pénitentiaires », expliquait le maire de Nancy en septembre dernier.

L’avenir du tunnel Charles III

Permettant de rejoindre rapidement le boulevard Lobau depuis le centre-ville, le tunnel Charles III pourrait être supprimé durant ce mandat. Le plan métropolitain des mobilités adopté en 2021 prévoit de le reboucher pour créer une piste cyclable bidirectionnelle structurante traversant la ville d’est en ouest.

Mathieu Klein a déjà déclaré que ce projet était « au stade de la réflexion et de l’étude », tout en indiquant que « conserver le tunnel à long terme coûtera bien plus cher que de le supprimer » puisqu’il coûte « plusieurs dizaines de milliers d’euros » d’entretien chaque année.

Sa suppression risque de faire beaucoup parler, notamment auprès des artisans taxis qui ont déjà fait part de leur opposition.

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