« Ils attendent quoi ? Que quelqu’un meure ? » Encore traumatisée par sa mésaventure, Christiane raconte « sa grosse chute » le mois dernier sur la place Jean-Jaurès, la plus grande place de la ville entre les 1, 5 et 6e arrondissements de Marseille.
Alors qu’elle fait quelques emplettes, la quinquagénaire tombe lourdement sur le bras : « Sur le coup, je n’ai pas réalisé ce qui se passait. J’avais mal. Des passants m’ont aidé à me relever et ont tout de suite appelé les marins-pompiers.«
À l’hôpital, poursuit-elle, « j’ai appris que je souffrais d’une fracture de l’humérus. Depuis, je n’ai toujours pas repris le travail ».
« Personne n’a l’air de s’en soucier. À commencer par la Métropole à qui j’ai adressé plusieurs courriers », souffle Christiane qui n’a pas porté plainte ni demandé de dommages.
Dans ce lieu prisé surtout les jours de marché, des passants évoquent les risques encourus en déambulant : « les dalles descellées sont mises à rude épreuve par le flux des piétons. Elles s’entrechoquent et ne tiennent plus. Il y a cette sensation de basculement à chaque fois qu’on pose le pied par terre », appuie une jeune femme, son bébé en écharpe.
Les travaux réguliers « ne suffiraient même plus », s…