La préfecture de police de Paris avait initialement interdit l’événement, invoquant des risques d’actes terroristes de la part de l’ultradroite. Une décision finalement rejetée par la justice administrative et difficilement comprise par les visiteurs.
Des familles, des jeunes, des retraités ont ainsi pu se retrouver après des incertitudes. Venue de Marseille, Souheila dit avoir été « dans l’incompréhension ». « Il n’y a rien de mauvais ici, ce sont des personnes qui se réunissent avec des intentions nobles », souligne-t-elle, évoquant « beaucoup de bienveillance » au sein de la communauté.
Entre incompréhension et soulagement
Pour certains, cette interdiction d’abord prononcée et finalement retoquée s’inscrit dans un contexte plus large. « Ça s’inscrit dans un cadre de lutte contre toute forme d’expression de la communauté musulmane », estime Ilyan. Le jeune homme voit dans la décision de justice un signal. « Ça prouve qu’il y a encore de la justice en France », considère-t-il, appelant les musulmans à « se mobiliser » et à recourir au droit pour défendre leurs droits à l’avenir.
La crainte d’éventuelles violences d’ultradroite reste présente, mais elle ne dissuade pas tous les participants. « On n’est jamais à l’abri, mais il y a des risques partout. Si on s’arrête à ça, on ne fait plus rien », relativise Kamil. Le jeune homme indique ne jamais y avoir été confronté jusqu’à présent. L’événement doit se poursuivre jusqu’à dimanche, jour de sa clôture.
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