La journaliste Nassira El Moaddem, qui a déposé plainte contre le sénateur et ex-maire LR du Blanc-Mesnil (Seine-Saint-Denis) Thierry Meignen pour menaces de mort, a dénoncé samedi 4 avril sur France Inter le « silence » des autorités et du gouvernement.
En février 2026, Nassira El Moaddem, avait publié chez Stock un livre-enquête sur Le Blanc-Mesnil, Main basse sur la ville. Elle y dénonçait des méthodes condamnables lors des deux mandats de Thierry Meignen, notamment à propos de l’attribution des marchés publics, du harcèlement de l’ancienne équipe ou encore de ses liens avec l’extrême droite.
« Personne n’a pris la parole »
Auprès de journalistes du Monde, Thierry Meignen s’était montré extrêmement virulent. « Je vais la faire condamner pour diffamation. Je vais la fouetter. J’irai au bout, elle va mourir, je la tue », avait déclaré le sénateur, dont les propos ont été publiés le 23 mars.
« Je ne comprends pas pour quelle raison, dans ce pays, les autorités ne s’indignent pas lorsqu’une journaliste est menacée de mort uniquement pour avoir fait son travail », a déploré la journaliste.
Cette dernière, qui a déposé plainte dès le lendemain avec son éditeur, souligne que « personne n’a pris la parole », pas même le président LR du Sénat, Gérard Larcher, qui a saisi le président du comité de déontologie de la chambre haute.
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