Par
Rédaction Paris
Publié le
5 avr. 2026 à 11h32
Le tribunal administratif de Paris a rejeté le recours d’une association de « défense des bonnes pratiques médicales » qui continuait de contester la légalité de la « baignade en Seine » pour les Jeux olympiques de Paris 2024 en raison des risques sanitaires.
Le 16 juillet 2024, le préfet de police de Paris Laurent Nuñez avait autorisé la Ville de Paris à organiser la « baignade en Seine » sur le bras « Marie de la Seine » – dans le centre de la capitale – le 17 juillet 2024, à l’occasion des Jeux Olympiques de Paris 2024.
Une association s’inquiète « des conséquences sur la santé humaine »
À cette occasion, la maire de Paris Anne Hidalgo (PS), Tony Estanguet, le président de Paris 2024, le préfet d’Île-de-France, Marc Guillaume, et Pierre Rabadan, adjoint aux sports et aux Jeux olympiques et paralympiques (JOP) s’étaient baignés dans le fleuve.
Mais dès le 14 août 2024, l’Union nationale des droits et devoirs médicaux (UNDDM) avait saisi le tribunal administratif de Paris. L’association qui s’est donné pour mission de « défendre les droits des malades, les bonnes pratiques médicales et environnementales » selon son site Internet, s’inquiétait « des conséquences sur la santé humaine », de cette baignade.
Elle dénonçait également la « méconnaissance » d’une directive européenne relative à la « gestion de la qualité des eaux de baignade ». Ce texte encadre strictement la « surveillance » et le « classement de la qualité des eaux de baignade » pour « protéger la santé humaine ».
Mais ce dernier concerne uniquement les « eaux de surface dans laquelle l’autorité […] s’attend à ce qu’un grand nombre de personnes se baignent et dans laquelle elle n’a pas interdit ou déconseillé la baignade de façon permanente », rappelle le tribunal administratif de Paris dans un jugement du 29 janvier 2026 qui vient d’être rendu public.
Or en l’occurrence, « la baignade sur le bras Marie de la Seine était interdite de façon permanente », rappelle le tribunal administratif de Paris : l’arrêté litigieux n’avait « permis la baignade dans ces eaux de surface que le 17 juillet 2024 de 8h à 12h ». Dans ces circonstances, « ces eaux ne peuvent ainsi être qualifiées d’eau de baignade » et « leur gestion n’est […] pas régie par les textes invoqués » par l’association. Le recours de l’UNDDM a donc été rejeté.
/MJ et CB (PressPepper)
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