Elle s’appelait Kassandra. Le 4 novembre 2012, le corps de cette travailleuse du sexe péruvienne avait été découvert partiellement calciné « sur le bas-côté d’un chemin forestier », à Saint-Martin-de-Boscherville en Seine-Maritime.

Quatorze ans plus tard, un homme de 44 ans a été interpellé, le 31 mars dernier, a annoncé le parquet du pôle des crimes sériels ou non élucidés (PCSNE) du tribunal judiciaire de Nanterre, dans un communiqué daté du jeudi 2 avril, confirmant une information du Parisien. Le suspect, qui n’a jamais été condamné, a été mis en examen pour « meurtre » et placé en détention provisoire.

En novembre 2012, une enquête pour « meurtre » avait été ouverte par le procureur de la République de Rouen de l’époque sitôt la découverte du corps en partie calciné sur le bas-côté d’un chemin forestier de Seine-Maritime afin d’identifier la victime.

Morte par asphyxie, selon les résultats d’autopsie

Le corps découvert à Saint-Martin-de-Boscherville est celui de Kassandra, Walter Franta Zapata Flores à l’état civil. Née à Lima, au Pérou, la femme de 39 ans était alors travailleuse du sexe à Rouen.

L’autopsie avait permis d’établir que la jeune femme transgenre est morte par asphyxie, a rappelé le parquet du pôle des crimes sériels ou non élucidés du tribunal judiciaire de Nanterre dans son communiqué. Les brûlures avaient été infligées après sa mort à l’aide de carburant.

Le 12 novembre 2012, une information judiciaire du chef de « meurtre » avait été ouverte par le parquet de Rouen, et plusieurs personnes avaient été placées en garde à vue, tant dans la clientèle que l’entourage de Kassandra.

« L’auteur ou les auteurs du crime n’ayant pas été identifiés, le juge d’instruction de Rouen rendait une ordonnance de non-lieu le 9 novembre 2015 », a rappelé le parquet de Nanterre.

Un ADN masculin relevé sur les scellés

En juillet 2023, le pôle « cold cases » s’était saisi de l’affaire et de nombreuses investigations avaient été menées par la section de recherche de Rouen et la division des affaires non élucidées de la gendarmerie nationale. Et un profil ADN masculin avait été relevé lors de nouvelles expertises génétiques réalisées sur les scellés.

« Un rapport de rapprochement entre cet ADN et un individu interpellé en juin 2025 pour une infraction à la législation sur les stupéfiants était remis au parquet par le fichier national automatisé des empreintes génétiques », a indiqué le pôle « cold cases » du parquet de Nanterre dans son communiqué.

Le 9 octobre 2025, le parquet du pôle des crimes sériels ou non élucidés ouvrait une information judiciaire pour « meurtre ». Cinq mois plus tard, le 31 mars 2026, un homme de 44 ans, dont « les investigations permettaient de préciser l’environnement » et ses « activités », était placé en garde à vue. Il est aujourd’hui mis en examen pour le meurtre de Kassandra.

Article original publié sur BFMTV.com