Posted On 5 avril 2026

Première annonce de Laurence Ruffin : la création d’une… « brigade municipale de réquisition des logements vacants ». Le procédé est connu, usé jusqu’à la corde par Eric Piolle : les Verts inventent une énième structure bureaucratique, une usine à gaz coûteuse et inefficace, pour faire de la comm’. Et pendant ce temps Grenoble compte plus de 6 600 logements vacants, dont près de la moitié sont des logements sociaux facilement mobilisables par les élus.

L’IMPOSTURE DE L’ACCUEIL INCONDITIONNEL

Avec le ton doctoral et la componction qui caractérisent ces donneurs de leçons, Laurence Ruffin pérore sur le logement comme « droit fondamental », pointe du doigt l’État et fustige la loi Kasbarian-Bergé. Là aussi la méthode est éculée : rejeter la faute sur les autres pour s’exonérer de ses propres responsabilités. Car pendant ce temps, des enfants dorment dans la rue parce que les discours creux sur « l’accueil inconditionnel » de son camp font appel d’air et se fracassent sur le bitume d’une ville où les élus préfèrent les postures idéologiques à l’efficacité.

L’évolution de la part de logements vacants à Grenoble, aujourd’hui à 13%. Grenoble est la première des métropoles pour l’augmentation des logements vacants et la première pour le % de logements vacants.
UNE USINE À GAZ JURIDIQUE ET ILLUSOIRE

Dans la même veine cette prétendue « brigade de réquisition » est une escroquerie juridique totale. La municipalité sait pertinemment que les procédures de réquisition sont d’une complexité folle, extrêmement longues, et systématiquement suspendues ou annulées par le juge administratif. Présenter cet outil comme une réponse rapide et opérationnelle relève du mensonge. Les Verts/LFI vendent du vent à des personnes en détresse absolue pour s’offrir une vitrine humaniste. Le comble du cynisme.

LE PIOLLISME 2.0 RECYCLE LES VIEILLES PROMESSES

Cette arnaque n’a d’ailleurs rien de nouveau. En fidèle avatar d’Éric Piolle, Laurence copie ses vieilles astuces. En 2022, puis en 2025, l’ancien édile avait déjà fait le coup de la menace de réquisition pour endormir les collectifs de défense des mal-logés. Bilan de ces annonces fracassantes ? Zéro logement réquisitionné. Le canard sans tête municipal tourne en rond et recycle ses promesses non tenues. La nouvelle maire commence son mandat exactement comme son mentor a terminé le sien : par l’esbroufe.

Source Hervé de Greuhnoble!
L’HYPOCRISIE DES LOGEMENTS SOCIAUX VIDES

Pendant ce temps, parmi les 6 600 logements vides de la ville (un record), près de la moitié appartiennent directement au parc social, contrôlés directement par la majorité municipale via les bailleurs ACTIS et Grenoble-Habitat. Des logements publics mobilisables immédiatement ! Mais les Verts refusent obstinément de les attribuer, pendant que des familles dorment à la rue, alors qu’il suffirait d’un coup de stylo pour ouvrir les portes des bâtiments gérés par les amis politiques de Laurence Ruffin.

UNE PAUPÉRISATION ORGANISÉE PAR LA MAJORITÉ

Ce taux record de vacance immobilière (13%) n’est pas tombé du ciel : il est le résultat direct de 12 ans d’idéologie anti propriétaires. En imposant une taxe foncière délirante (qui se répercute sur les loyers), en multipliant les verrous bureaucratiques comme le fameux « permis de louer », en laissant l’insécurité, la bétonisation, la saleté ronger les quartiers, la municipalité a ruiné les petits propriétaires mais aussi organisé cette vacance en rendant la location de plus en plus compliquée.

Plutôt que de s’attaquer aux causes dont ils sont responsables, les Verts veulent fliquer les propriétaires qui ne font que subir les conséquences de leur politique.

LES VERTS DONNENT DÉJÀ DES GAGES À LFI

Celle qui se prétend « Maire de tous » continue en fait d’alimenter une lutte des classes stérile, de dresser les locataires contre les propriétaires. La majorité municipale persiste dans la veine de la précédente en s’attaquant à la propriété privée, la désignant comme l’ennemi à abattre.

Les postures, et le déni démocratique pour commencer le mandat.

Elle veut ainsi s’acheter La France Insoumise favorable à ce genre de lubie, que Laurence Ruffin a fait rentrer au conseil et sans le concours de qui elle n’aurait pas été élue. Après le deal électoral pour confier la commission des finances à Allan Brunon, la Maire enchaine en leur donnant encore des gages. Voilà qui annonce la couleur du mandat : des Verts sous contrôle des LFI qu’ils ont fait élire. 

« RÉCONCILIER GRENOBLE » DÉNONCE LES POSTURES DE RUFFIN

Le groupe d’opposition « Réconcilier Grenoble » (Clément Chappet, Thierry Aldeguer, Franck Benhamou, Delphine Bense, Nathalie Béranger, Brigitte Boer, Pierre-Edouard Cardinal, Emilie Chalas, Anouchka Michard, Jean-Noël Pusel, Jean-Luc Rizzi, Stéphane Robin, et Rdija Sahiri) est immédiatement monté au créneau pour dénoncer cette gabegie.

Par voie de communiqué, il dénonce une mesure purement symbolique, un outil de communication sans aucune portée opérationnelle, et refuse de cautionner la création d’une structure supplémentaire, qui n’aura aucun impact réel sur le logement et ne fera que générer des dépenses supplémentaires dans une ville exsangue financièrement. 

Le communiqué de Réconcilier Grenoble.
LE PRAGMATISME CONTRE LE DOGMATISME

Aux gadgets inutiles, Réconcilier Grenoble oppose le bon sens. Car la prévention des expulsions ne passe pas par des brigades de pacotille, mais par une véritable anticipation. Il faut détecter les impayés en amont, coordonner efficacement les acteurs de terrain et déployer un accompagnement social digne de ce nom. Et surtout, la priorité absolue est de mobiliser le parc social vacant sous tutelle des élus. Des actes immédiats qui vaudraient mille fois mieux que la logorrhée stérile des Verts. 

LE SYMBOLE D’UN SYSTÈME À BOUT DE SOUFFLE

L’annonce de cette brigade est finalement symbolique d’un système à bout de souffle qui se perpétue en se recopiant. Les Verts de Ruffin sont comme les Verts de Piolle : incapables de gérer le quotidien des Grenoblois, ils préfèrent se réfugier dans la communication. L’imposture continue, et pendant que la municipalité brasse de l’air avec ses brigades fictives, Grenoble s’enfonce dans la précarité. Avec toujours les mêmes qui payent l’addition.