Nancy/Seichamps – Genlis
34-27
Dès la première minute et cet éclair de Fonseca grillant la politesse à toute la défense locale, les Tango ont cru en leur salut à Nancy. Agressifs en défense à l’image d’une cartouche initiale de Durand, les voici sur la bonne voie. Si la mêlée donne des signes de faiblesse, le courage et l’abnégation font le reste. Une chandelle de Boitteux est cafouillée à la réception ce dont se délecte Durand pour filer entre les perches (6-14, 13e ). L’énergie est là, les planètes semblent alignées.
Un grattage de Claudel confirme le bon tempo tango. Ensanglanté, Sburlino laisse un peu de cuir chevelu sur le pré mais il n’y a pas péril en la demeure. Pragmatique et efficace, Genlis serre les rangs. Il le faut car après une pénalité manquée de Trotignon, Simard sanctionne immédiatement l’ombre d’un relâchement. Plus prompt à la course, l’ouvreur aplatit (13-17, 31e ).
Le bijou de Dugied
C’est un combat. Une ultime pénalité proche de la ligne est incompréhensiblement jouée à la main puis égarée mais à la pause, l’USG tient le choc et son pari. Dans les vestiaires, les discours sont volontaristes : « Ils pensaient nous en mettre 40. Or, on les fracasse, ils souffrent », estime Gaëtan Dugied. « On a fait du Genlis et ça marche comme sur des roulettes », renchérit Benjamin Claudel.
La reprise repart tambour battant. Genlis se fait subtiliser une munition au moment d’aplatir… La suite est nancéienne et l’indiscipline visiteuse pointe le bout de son nez. À 13 éléments sur le pré, ces Côte-d’Oriens laissent beaucoup de gomme. Ils résistent, plaquent à tour de bras et croient tenir l’exploit lorsque Dugied réussit une échappée belle conclue par un magnifique coup du sombrero. Avec onze unités d’avance, Genlis se rapproche du bonheur (13-24, 58e ).
Vingt dernières minutes trop difficiles
Oui mais voilà, avec 18 blessés au compteur, un effectif sur la corde raide, ces Genlisiens ont tout donné et n’ont plus d’essence dans le moteur. En face, Nancy avec un banc plus riche crache son venin sans répit.
Les rafales se multiplient. Les mortiers Katoa et Mole font mouche. Pour la première fois du match, les Nancéiens sont devant (27-24, 69e ). Buttner voit rouge pour une poire inappropriée (70e ) mais la pénaltouche qui s’en suit est improductive. C’est un tournant. L’ailier Speletz scellant le maintien de Nancy en coin (34-24, 79e ).
Avec fierté, les Bourguignons repartent au front. Trois points les récompensent d’un bonus défensif, le 7e de l’exercice. Il faut alors patienter. L’attente est interminable. Le verdict est impitoyable. Le Grand Dole s’impose 27-23, Metz ramasse une miette suffisante. Une future péréquation lui offrant son maintien pour moins d’un point… Quant aux Genlisiens, en Lorraine, ils portent leur croix. K-O debout, ils peuvent rager, hurler leur colère et cacher leurs larmes aux vestiaires, ils ne méritaient pas ça.
▶ À Nancy (stade Matter). – Nancy/Seichamps b. Genlis : 34-27 (13-17). Arbitre : M. Morel. Spectateurs : 300. Nancy/S. : 4 essais Simard (31), Katoa (63), Mole (69), Speletz (79), 4 transformations Vu Van, 2 pénalités Vu Van (5, 11). Genlis : 3 essais Fonseca (1), Durand (13), Dugied (58), 3 transformations Trotignon, 2 pénalités Trotignon (27, 80). Carton rouge à Nancy/S. : Buttner (70). Carton jaune à Genlis : Sburlino no (49). Cartons blancs à Nancy/S. : Mole (30), Hevin (40) ; à Genlis : Mignoty (17), Reboux (43).