Un an après avoir rejoint le parti de Raphaël Glucksmann, le président de la métropole grenobloise et maire du Pont-de-Claix Christophe Ferrari quitte Place publique. L’information, révélée par nos confrères de France 3 à l’occasion de l’enregistrement de l’émission “Dimanche en politique” qui sera diffusée ce dimanche 5 avril, est confirmée par le principal intéressé.
« Oui, je quitte Place publique même si je continue d’apprécier Raphaël Glucksmann et les positions qu’il a sur les questions industrielles, de souveraineté, de Made in France, c’est important de le dire. » Mais pourquoi cette “rupture” alors ? « Je trouve que ce mouvement a une forme de verticalité où les élus locaux et adhérents ont assez peu de prise. J’ai toujours dit que si ça ne changeait pas, je ne resterai pas. Selon moi, il est essentiel pour un mouvement d’avoir de la souplesse et surtout une capacité à entendre ce que dit la base… »
« Il est essentiel pour un mouvement d’avoir de la souplesse »
L’adhésion de l’ex-socialiste Christophe Ferrari à Place Publique remonte précisément à avril 2025 lorsqu’il avait fait le choix de soutenir Raphaël Glucksmann lors des élections européennes où ce dernier menait une liste Parti socialiste/Place publique. Un soutien qu’il avait à l’époque qualifié de « très logique ». « Je me retrouve pleinement dans les valeurs, les impondérables, les priorités portées par Place publique […] Ce mouvement considère, tout comme moi, qu’il n’y a pas de fatalité, et considère que tout est possible et est force de propositions et de solutions ! », expliquait l’élu dans un communiqué (nos éditions du 16 avril 2025).
Et de saluer « les combats en faveur de la réindustrialisation de la France et plus largement de l’Europe », mais aussi « pour pouvoir d’achat, le progrès social, l’égalité des chances, la protection sociale, l’égal accès à la culture », « l’élaboration d’un Plan Marshall pour la construction de logements abordables et l’accélération de la rénovation », « une planification écologique sans précédent » ou encore « un continuum de sécurité à tous les niveaux, qu’il s’agisse de prévention, médiation et répression ».