Le Team TotalEnergies est reparti de Navarre sans résultat significatif. Lors d’un Grand Prix Miguel Indurain brillamment remporté – pour la troisième fois – par Ion Izagirre, il faut descendre jusqu’en fond de Top 20 pour trouver trace d’un coureur de la ProTeam vendéenne, en la personne de Joris Delbove. “On savait que ça pouvait se jouer à 60-70 km de l’arrivée alors Geoffrey (Bouchard) a essayé de sortir. Après, ça roulait fort dans le col assez roulant puis un gros groupe est sorti. Mais on était déjà quasi à fond à ce moment-là et on n’était plus que deux de l’équipe, c’était donc compliqué d’y aller”, expliquait le Champion de France de cyclo-cross en titre au micro de DirectVelo, derrière la ligne d’arrivée.
“Dans l’avant-dernière montée, on savait qu’il fallait y aller à fond. J’ai réussi à basculer avec le plus gros groupe. On avait l’impression qu’il y avait un peu vent de face dans la montée, donc ça sortait puis ça se posait. Et dans le dernier mur, il m’a manqué 300 mètres pour basculer dans le groupe de dix-quinze”, concède le puncheur, qui préfère tout de même se satisfaire de ses sensations. “Ce n’est pas grave, la forme est là, ça a roulé vite toute la journée. Je suis plutôt content, on a fait un bon boulot. On a été bien placés quand il le fallait. C’est sûr qu’il n’y a pas le résultat au bout, il y a donc un peu de regrets, mais on se sent de mieux en mieux avec Geoffrey. Ça va le faire”.
« SUR UNE COURSE COMME CELLE-LÀ, TU NE PEUX PAS TE CACHER »
Geoffrey Bouchard, justement, assure qu’il n’y a “pas de regrets”. L’ancien lauréat du Challenge DirectVelo n’était pas particulièrement à l’aise sur les routes tortueuses d’Estella-Lizarra et des communes environnantes. “J’ai voulu attaquer pour retrouver le rythme et la confiance. Je ne suis pas le plus gros frotteur du peloton alors sur un circuit comme celui-là, où ça se bat pour le positionnement sans arrêt à 80 km/h, ce n’est pas évident. J’étais un peu timoré mais dans le dernier tour, une fois repris, j’ai essayé de faire le boulot en replaçant au mieux Joris. Ça reste bien pour la suite”, imagine-t-il lui aussi.
Face à un niveau élevé, les deux hommes se réjouissent d’avoir longtemps pu faire la course. “L’air de rien, c’est une course assez longue, avec 204 km. Sur le profil, ça ne parait pas mais c’est très dur toute la journée, il faut toujours appuyer, relancer… C’est une course très physique, c’est dur mentalement, reprend Joris Delbove. Il n’y a pas de secrets sur une course comme celle-là, tu ne peux pas te cacher. Les plus forts sont devant. On dit « Grand Prix » mais c’est un peu comme une Classique pour moi. En plus, avec les premières chaleurs, c’était quelque chose. C’est une ProSeries proche du niveau WorldTour”.