Les dégâts semblent mesurés. Tôt dimanche matin, la Russie a reconnu avoir été frappée par des drones ukrainiens près du port stratégique de Primorsk, sur la mer Baltique. Les autorités russes affirment qu’il n’y a pas eu de dégâts sur l’oléoduc situé non loin de la frontière finlandaise, malgré une fuite apparente. Les débris de drones, qui ont été abattus, ont endommagé l’installation pétrolière. Un « brûlage sécurisé » a dû être amorcé pour des raisons de sécurité.

Les défenses anti-aériennes russes ont détruit 19 drones et aucune victime n’a été signalée, selon les autorités russes. Certaines sources ont même annoncé que l’oléoduc n’avait « pas été endommagé ». « La fuite de pétrole a été causée par l’impact d’un éclat de shrapnel sur l’un des réservoirs de pétrole ».

Le 23 mars 2026, une attaque de drones revendiquée par l'Ukraine avait déjà visé le terminal pétrolier russe de Primorsk, le plus important port de chargement de la mer Baltique.Le 23 mars 2026, une attaque de drones revendiquée par l’Ukraine avait déjà visé le terminal pétrolier russe de Primorsk, le plus important port de chargement de la mer Baltique. - Planet Labs PBC/AFP

Le port de Primorsk se situe entre la frontière finlandaise et la grande ville de Saint-Pétersbourg, à des centaines de kilomètres du front. Propriété de la société russe Transneft, cette infrastructure stratégique a une capacité d’un million de barils de brut par jour selon les analystes.

Des attaques de plus en plus nombreuses

Kiev frappe les installations énergétiques en Russie afin de tenter d’assécher les ressources en hydrocarbures avec lesquelles Moscou soutient et finance son offensive en Ukraine.

Notre dossier sur la guerre en Ukraine

Ces attaques se sont multipliées dernièrement, alors que la guerre au Moyen-Orient a provoqué une flambée des prix qui pourrait permettre de renflouer les caisses de l’Etat russe. Les forces armées ukrainiennes ont annoncé avoir également visé une raffinerie du géant russe Lukoil à Kstovo dans la région de Nijni-Novgorod.