Lauréat du tremplin rap live à Montpellier Mohamed Heddouche, de son nom d’artiste Kalam, est qualifié pour la demi-finale du tremplin « Décroche le son » qui aura lieu jeudi 7 mai à Toulouse.

Son nom d’artiste ? Kalam ! « Ça veut dire la plume. On m’appelait ainsi parce que j’écris des textes lyriques ». Autrement, il y a le patronyme familial, Mohamed Heddouche. « Je suis de Frontignan. J’y ai fait toute ma scolarité », souligne-t-il. Le jeune homme de 24 ans né à Rodez dans l’Aveyron est lauréat du tremplin rap live à Montpellier. Et actuellement, il est qualifié pour la demi-finale du palmarès « Décroche le son » qui aura lieu jeudi 7 mai à Toulouse (en Haute Garonne. Suivra la soirée « Biscrocamp », jeudi 4 juin à Dijon (La Côte-d’Or).

L’artiste émergent

Mohamed Heddouche se définit comme « un artiste émergent qui commence à faire des dates sur toute la France. » Vendredi soir, il était au Dancing à Sète. Samedi il était à Caen et dimanche à Toulouse. Il a fait la première partie de Passi à Nantes. Dimanche 21 juin, le Frontignanais va participer à la fête de la musique sur la grande scène de Montpellier.

Sa victoire au tremplin lui apporté un appui significatif. « J’ai 50 heures d’enregistrement avec mise à disposition d’un ingénieur son et ça, c’est énorme ! Souligne-t-il. « C’est un cadeau de la ville de Montpellier » indique Mohamed Heddouche.

Du hip-hop au rap

Il est arrivé au rap via le hip-hop. « Entre Frontignan et Sète il y a une grosse culture de musique urbaine » déclare l’ex collégien des Deux Pins, Il fait du rap et pratique le chant qu’il a appris à la chorale pendant ses années de collège. Il a fréquenté les Deux Pins. « J’avais un prof de musique qui s’appelait Gilbert Dupuis », relate-t-il. Il glisse, au passage, une petite pensée pour cet enseignant décédé. « Il nous a quittés l’année de sa retraite », déclare le rappeur frontignanais.

Quand il n’est pas sur scène, le natif de Rodez s’emploie à utiliser son temps autrement. Il a animé un atelier d’écriture il y a deux mois pour les jeunes de l’espace Kifo à Frontignan. « J’essaie d’aider au maximum les jeunes à trouver leur chemin ». Aujourd’hui, le rappeur de Frontignan dit se consacre » à 100 % à la musique. Mon ambition c’est d’en vivre pleinement. » Quid de son public ? Mon public est hétérogène. Je réunis les familles ». La sienne le soutient « énormément », précise-t-il.