Posted On 6 avril 2026

L’Agence d’Urbanisme s’est penché sur l’offre de stationnement à Grenoble et dénombre, en 2025, 21 500 places publiques. Les Grenoblois possédant environ 60 000 voitures, et le nombre de places de garages s’élevant à environ 32 000, le déficit est d’au moins 6 000 places. Sans même compter les besoins des personnes extérieures à Grenoble qui se rendent en ville.

L’offre de stationnement à Grenoble, source AURG.
2000 SUPPRESSIONS DE PLACES SOUS PIOLLE

Cette pénurie n’est pas le fruit du hasard, c’est un sabotage organisé. En 12 ans, Éric Piolle et son adjoint à l’espace public Gilles Namur ont éradiqué plus de 2000 places de stationnement. Avec eux, le nombre de places disponibles sur la voirie est passé de plus de 15 000 à 13 000. Avec des aberrations, comme la suppression du grand parking de l’Esplanade (430 places) qui faisait office de parking-relais en entrée de ville.

PAS UN QUARTIER ÉPARGNÉ

Pas un quartier n’a été épargné par cette politique du bulldozer. En exemples récents on peut citer la suppression des 72 emplacements sur la place de Metz, de plusieurs dizaines de places au coeur de l’Ile Verte (place Docteur Girard) pour installer une structure en bois inutile, de 30 places dans la rue Émile Zola (soit 25% de l’offre du secteur !)… 

LAURENCE RUFFIN, LA CONTINUITÉ DU PIOLLISME

Laurence Ruffin, qui a l’indécence de vendre son « municipalisme coopératif » alors qu’elle démarre son mandat sous les auspices les plus sectaires dans la droite lignée de son prédécesseur, va poursuivre exactement la même purge. Elle n’a pas hésité une seconde à reconduire sur sa liste l’élu vert qui a mené les suppressions de places du précédent mandat, l’inénarrable Gilles Namur, et elle lui confie à nouveau un poste d’adjoint.

Laurence Ruffin avec deux de ses adjoints farouchement pro suppression de places : Gilles Namur et Mehdi Tadjine. Ça promet.
DE NOUVELLES SUPPRESSIONS À VENIR

On prend les mêmes et on recommence pour achever ce que Piolle avait dans les cartons : Ruffin va pouvoir supprimer les nombreuses places de stationnement de la 2ème tranche de travaux de l’avenue Jeanne d’Arc, ou encore les 121 emplacements de la place Valentin Haüy, à Hoche, menacées par le coûteux projet d’extension de la bibliothèque d’étude et du patrimoine qui vise à faire avaler la pilule de nouvelles suppressions de bibliothèques de proximité.

L’ADES, LA SECTE PARRAIN DE RUFFIN, NE VEUT PAS VOIR LES CAUSES…

Les chiffres du nombre de places restantes à Grenoble sont repris sur le site de l’officine Verts/Ades dont Raymond Avrillier et Vincent Comparat étaient hier parrains de la municipalité Piolle, aujourd’hui de la municipalité Ruffin. Ils les relayent et admettent « une pression assez forte dans les zones de stationnement sur voirie », se plaignant « de trouver des voitures garées sur les trottoirs »… mais ne s’interroge pas une fois sur les responsables de cette « pression » !

… ET PLAIDE DÉJÀ POUR PLUS DE MATRAQUAGE DES GRENOBLOIS

En revanche, ils ont déjà une solution toute trouvée : la pression sur voirie serait « la raison principale pour les rendre payantes ». La boucle est bouclée : les Verts suppriment eux-mêmes des places en masse, puis arguent du manque de places pour mettre en place le paiement du stationnement partout afin de remplir un peu les caisses de la ville exsangue en ponctionnant les Grenoblois qui ont droit au prix du stationnement le plus cher de France. 

Grenoble 1ère pour le prix du stationnement
L’EFFET DOMINO : LE COMMERCE SABORDÉ…

Ce dogmatisme anti-voiture a un autre coût direct : la mort du centre-ville. Avec un taux de vacance commerciale record de 14 %, Grenoble se vide de ses forces vives. Ces derniers temps les fermetures de rideaux s’accélèrent encore. Et pour compléter le tableau de la « nouvelle » municipalité, aux côtés de Namur, l’ex adjoint au commerce Alan Confesson (ex LFI) qui considère que l’accessibilité n’est pas le problème est aussi reconduit dans l’équipe Ruffin.

… ET LA PAUPÉRISATION DE LA VILLE

Pourtant, sans stationnement abordable et disponible, la clientèle extérieure fuit vers les zones commerciales de la périphérie, comme Neyrpic, qui offrent des parkings gratuits. Et toutes les fermetures de commerces engendrées accélèrent la paupérisation de Grenoble, de moins en moins attractive. Tout un nivellement par le bas que subissent les Grenoblois. 

AUCUNE REMISE EN QUESTION À ATTENDRE DE RUFFIN…

Sur tous ces sujets, il n’y a aucune remise en question à attendre de l’équipe de faussaires de Laurence Ruffin. Ils continueront d’exiger des Grenoblois des sacrifices quotidiens et de pourrir la vie des travailleurs, sans jamais s’interroger sur les conséquences de leurs décisions. C’est le sectarisme élevé au rang de politique municipale, une imposture totale qui ne peut pas bien se terminer pour eux alors même que leur projet n’a pas été validé par les Grenoblois dans les urnes.

… DONT LE PROJET N’A PAS ÉTÉ VALIDÉ PAR LES GRENOBLOIS

Car le seul projet validé par les Grenoblois reste celui de Réconcilier Grenoble porté en tête au premier tour des élections. Ruffin ne doit sa victoire « à la pyrrhus » au second tour qu’à son alliance contre-nature avec LFI pour « faire barrage » à Alain Carignon en usant des pires méthodes, et pas à l’adhésion à sa ligne politique. 

Les Grenoblois pourront compter sur le groupe d’opposition « Réconcilier Grenoble » (Clément Chappet, Thierry Aldeguer, Franck Benhamou, Delphine Bense, Nathalie Béranger, Brigitte Boer, Pierre-Edouard Cardinal, Emilie Chalas, Anouchka Michard, Jean-Noël Pusel, Jean-Luc Rizzi, Stéphane Robin, et Rdija Sahiri) pour les défendre face à la pénurie de places et au matraquage organisé.

Sur ce sujet, comme sur les autres.