l’essentiel
Dion Leung, une artiste hongkongaise, expose pour la première fois en France et à Tarbes au parc Bel-Air jusqu’au 19 avril, une quarantaine d’œuvres photographiques, grâce notamment au photographe tarbais Frédéric Patacq qui a eu « un coup de foudre » artistique.
C’est un événement culturel inédit à Tarbes : Dion Leung, une artiste hongkongaise, qui expose pour la première fois ses photographies à Tarbes comme en France.
On doit cette exposition unique et la visite de cette jeune femme de 29 ans à l’art visuel non moins original au photographe tarbais Frédéric Patacq qui a eu « un coup de foudre » artistique.
« On s’est connu sur les réseaux sociaux et on s’est compris grâce à l’émotion que procure la photo, sans vraiment se parler » raconte le photographe qui a fait venir l’artiste par ses propres moyens.
Un contraste vertigineux
La jeune femme (qui travaille dans le milieu médical) exprime le contraste vertigineux entre la vie trépidante de la mégalopole capitaliste où elle s’est fait connaître grâce au festival international de photo en « saisissant » son vécu lors de la crise sanitaire du Covid-19, et « les lieux calmes, souvent vides, situés à la lisière de l’activité humaine ».
Ses œuvres disent aussi la dualité entre notre civilisation aseptisée et le retour à la nature.
À l’image de sa ville de résidence, Hong Kong, « semblable à un bateau vide dérivant en pleine mer, sans équipage et sans gouvernail », la photographie de Dion Leung saisit « la dérive non pas seulement comme un mouvement mais comme un état de suspension ».
Comme « en état de suspension »
Un ciel avec des lignes haute tension, des troupeaux de chèvres en Mongolie au milieu des steppes, mais aussi des statues de la civilisation romaine sont autant « de paysages, architectures et infrastructures » qui apparaissent comme des espaces intermédiaires : ni pleinement habités, ni totalement abandonnés ».
Dans ses œuvres, « l’absence de figures humaines n’est pas une négation de la présence, mais une manière de la suggérer autrement — par les traces, les structures, les silences ».
Elles expriment les états d’âme de l’artiste comme elles invitent à l’exploration intérieure de celui qui observe et reçoit l’œuvre.
Une quarantaine d’œuvres photographiques de l’artiste sur des toiles en tissu seront accrochées du 3 au 19 avril sur les grilles du Parc Bel Air, l’équivalent de notre Jardin du Luxembourg à nous. Inauguration vendredi 3 avril à partir de 18 h 30 en présence de l’artiste et animée par la chanteuse Bepop.