A Montpellier, des inscriptions visibles depuis des décennies sur l’aqueduc des Arceaux viennent d’être formellement attribuées à la Résistance intérieure française. Selon les informations rapportées par Midi Libre, ces graffitis, découverts il y a quelques mois, longtemps perçus comme de simples tags, correspondent en réalité à un message du réseau Combat datant de 1942.

L’enquête a été menée par deux avocats du barreau de Montpellier, Isabelle Durand et Cédric Amourette. Alertés par un confrère évoquant un souvenir familial lié à ces inscriptions, ils ont engagé des recherches approfondies avec le soutien d’institutions locales, dont le musée de la Résistance et les archives départementales de l’Hérault.

« Combat châtie les traîtres »

Les analyses photographiques ont permis de confirmer la présence du slogan « Combat châtie les traîtres », peint en hauteur sur un pilier de l’aqueduc. Cette identification a été corroborée par des tracts d’époque retrouvés en archives, ainsi que par des écrits du résistant Henri Frenay, qui mentionne explicitement une campagne de graffitis menée dans plusieurs villes de la zone libre, dont Montpellier.

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Restés visibles en raison de contraintes techniques à l’époque, ces marquages constituent aujourd’hui un témoignage rare de l’action du réseau Combat. Les découvreurs appellent désormais à leur protection et à leur intégration dans le parcours mémoriel local, afin de valoriser ce patrimoine historique méconnu. Deux autres inscriptions, dont une partiellement lisible, ont également été repérées à proximité.