
Sur Arte ce dimanche 5 avril 2026, le film Spartacus sera diffusé dès 21h. Un film réalisé par Stanley Kubrick qui a été multirécompensé. Malgré tout, le réalisateur a horreur de son film.
Des films sur l’histoire de Spartacus, il y en a eu beaucoup. Mais le premier date de 1960 et il s’agit d’une adaptation du roman homonyme de Howard Fast, publié en 1951. Réalisé par Stanley Kubrick, il met en vedette Kirk Douglas dans le rôle principal, celui de Spartacus, un esclave devenu gladiateur après avoir été épargné par l’un de ses compagnons d’infortune dans un combat à mort. Une victoire qui soulève en lui un vent de révolte. Après avoir brisé ses chaînes, Spartacus encourage les autres esclaves à prendre le même chemin que lui. Un film qui sera diffusé ce dimanche 5 avril sur Arte dès 21h.
Tensions entre Stanley Kubrick et Kirk Douglas sur le tournage de Spartacus
Malgré les quatre Oscars remportés par Spartacus, Stanley Kubrick n’est pas franchement fan de son film. La raison ? Il y a eu quelques tensions pendant le tournage entre lui et Kirk Douglas qui voulait imposer sa vision de l’histoire. Celui qui a également eu un comportement imprévisible sur le tournage de El Perdido n’hésitait pas à intervenir auprès des autres acteurs et même à imposer certaines orientations narratives. Ce qui n’a pas vraiment été apprécié par le réalisateur qui a été menacé de mort par un groupe armé sur le tournage de Barry Lyndon. À cela, il faut ajouter les ego, une pression financière avec un budget de 12 millions de dollars, une équipe créative qui est tiraillée et des tensions sur le plateau.
Stanley Kubrick également confronté à des désaccords avec le scénariste de Spartacus
Les tensions sur le plateau de tournage ne sont pas qu’artistiques, puisqu’elles touchent également le récit. Alors que Stanley Kubrick voyait en cette révolte d’esclaves une façon de faire écho aux dérives politiques contemporaines, il a été confronté au scénariste Dalton Trumbo qui voulait incarner un héros sans faille. Jusque-là habitué à maîtriser tous les aspects de ses films indépendants, Stanley Kubrick a donc découvert avec Spartacus les limites d’un projet dicté par les studios. « C’était un film où je n’avais aucun contrôle réel… une expérience douloureuse », a confié le réalisateur qui voulait une approche plus nuancée et désacralisée du héros.
Article écrit avec la collaboration de 6médias.