en mémoire de Lison – En décembre 2024, Lison, une étudiante de l’université Jean-Jaurès de Toulouse a été tuée par son ex-conjoint. Pour lutter contre les violences conjugales, la fac va créer des logements d’urgences pour les étudiantes victimes

C’est une petite révolution qui se prépare dans les couloirs de l’université Toulouse Jean-Jaurès (UT2J), plus connue sous le nom du Mirail. Un an après avoir instauré le congé menstruel sans certificat médical, une première en France à cette échelle, la faculté franchit une nouvelle étape majeure dans la protection de ses étudiantes (et étudiants).

Ce jeudi, lors des conseils centraux de l’établissement, les élus de l’organisation Le Poing Levé, première force syndicale du campus depuis cinq ans, ont amené un dossier important en commission de formation et de vie universitaire (CFVU) qui sera voté le 18 juin prochain : la création d’hébergements d’urgence au sein même de logements universitaires pour les victimes de violences conjugales ou intrafamiliales.

Le féminicide de Lison a déclenché le projet

Si ce projet a été mûri pendant plus d’un an, il porte en lui une charge émotionnelle particulièrement lourde. Le dispositif est dédié à la mémoire de Lison, une étudiante du Mirail dont le destin a basculé en décembre 2024, tuée par son ex-conjoint. « C’est un féminicide qui nous a tous particulièrement touchés et ça nous a ouvert les yeux sur la situation réelle à la fac du Mirail », confie à 20 Minutes Rozenn Lévêque, élue CFVU pour Le Poing Levé.

Pour ces militants, il ne s’agissait plus seulement de manifester, mais de proposer une solution concrète à « la violence de ce féminicide-là », en s’attaquant à la racine du problème : l’impossibilité matérielle de fuir.

Une popula(…)

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